Principaux renseignements
- Bernd Lange, qui préside la commission du commerce international au Parlement, s’oppose à la poursuite de la mise en œuvre de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis en raison des violations commises par ces derniers.
- Lange exige des mesures concrètes de la part des États-Unis dans un délai d’une semaine pour rectifier la situation, faute de quoi l’UE envisagera des contre-mesures.
- Il s’agit de la troisième violation commise par les États-Unis, selon M. Lange, qui insiste sur la nécessité de suspendre l’accord pour assurer la stabilité des entreprises européennes.
Bernd Lange, député européen allemand et responsable du commerce au Parlement européen, a fermement exprimé sa position contre les pressions visant à mettre en œuvre l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis. Il estime que les États-Unis ont violé les termes de l’accord, citant la décision de la Cour suprême de la semaine dernière et l’imposition récente de nouveaux droits de douane par le président Trump.
Une position ferme
Dans une interview accordée à Euronews, Lange a souligné son devoir en tant que représentant élu du peuple et déclaré qu’il ne se laisserait pas influencer par des pressions extérieures. Il soutient que les États-Unis enfreignent clairement l’accord et a averti que si aucune mesure concrète n’était prise pour rectifier la situation dans un délai d’une semaine, l’UE devrait envisager de mettre en œuvre des contre-mesures, telles que l’imposition de ses propres droits de douane.
La position de M. Lange contraste avec celle de Maroš Šefčovič, commissaire européen au commerce, qui a exhorté les législateurs à donner suite à l’accord conclu en juillet 2025. Cet accord prévoyait un droit de douane américain de 15 pour cent sur les produits de l’UE en échange de la réduction à zéro des droits de douane de l’UE.
Trêve tendue
Cependant, l’imposition récente d’un nouveau droit de douane américain de 10 pour cent a encore tendu la trêve fragile et conduit les députés européens à suspendre l’accord. Alors que la Commission demande des éclaircissements à Washington, elle attend toujours des législateurs qu’ils adoptent en mars la législation visant à supprimer les droits de douane de l’UE, comme le prévoit l’accord.
M. Lange affirme qu’il s’agit de la troisième violation de la part des États-Unis et souligne la nécessité de suspendre le pacte afin de garantir la stabilité des entreprises européennes. Il exprime ses inquiétudes quant à la nature imprévisible du processus décisionnel aux États-Unis, qui, selon lui, ne repose pas sur un processus démocratique. Malgré ses relations avec le représentant américain au commerce, M. Lange reconnaît que les décisions unilatérales du président créent un environnement instable.
Suspension passée
Ce n’est pas la première fois que l’accord est gelé ; il avait déjà été suspendu lorsque Trump avait menacé d’imposer des droits de douane aux pays de l’UE qui refusaient de lui céder le Groenland. Le Parlement européen avait alors inclus des clauses de sauvegarde permettant la suspension en cas de nouvelles menaces territoriales et fixant une date limite de renouvellement en mars 2028.
M. Lange a clairement indiqué que les travaux sur l’accord ne reprendront qu’une fois que les États-Unis auront levé les droits de douane nouvellement imposés à l’UE et supprimé les droits de 50 pour cent sur plus de 400 dérivés de l’aluminium et de l’acier, qui violent les termes de l’accord de Turnberry.
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