Le Congrès repousse in extremis la menace d’un défaut de paiement des Etats-Unis

L’Amérique « peut souffler »: les élus du Congrès ont accepté mercredi peu après minuit de relever le plafond de la dette des États-Unis et écarter ainsi la menace catastrophique d’un défaut de paiement de la première puissance économique mondiale.

Avec un seul soutien républicain, les élus démocrates au Sénat puis à la Chambre ont approuvé un projet de loi qui permettra aux États-Unis d’honorer leurs paiements jusqu’à début 2023.

Il y avait urgence : le montant maximum d’endettement des États-Unis, le fameux « plafond », devait à tout prix être relevé le 15 décembre au plus tard, sans quoi l’Amérique n’était plus en mesure d’honorer ses paiements à ses créanciers et devait commencer à sabrer dans ses dépenses.

Cette situation sans précédent aurait plongé dans l’inconnu la finance et l’économie américaines mais également, par ricochet, internationales. Au risque de provoquer une récession.

« Le peuple américain peut souffler : il n’y aura pas de défaut de paiement », s’est félicité le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer.

Le texte approuvé mardi dans les deux chambres du Congrès, fruit de plusieurs jours de négociations, a été dévoilé seulement quelques heures avant son adoption par les élus du Congrès. Il prévoit de relever la limite d’endettement du pays à un peu plus de 31.000 milliards de dollars.

Il ne reste plus à Joe Biden que de promulguer le texte.

Relever la capacité d’endettement des Etats-Unis est d’ordinaire une formalité, mais cette procédure avait fait l’objet de tractations très difficiles au Congrès ces derniers mois, les républicains jugeant que cela reviendrait à donner un chèque en blanc au président américain, au moment même où ils l’accusent de contribuer à une inflation galopante.

L’adoption de ce nouveau niveau maximum d’endettement est un énorme soulagement pour Joe Biden, qui affronte en parallèle d’autres périls au Congrès : son gigantesque volet social et écologique de 1.750 milliards de dollars, sur lequel il parie pour « reconstruire l’Amérique en mieux » et sauver sa cote de popularité, reste depuis des mois dans les limbes parlementaires.

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