Principaux renseignements
- Les retards dans les livraisons de missiles Tomahawk entravent le projet du Japon visant à renforcer ses capacités de frappe à longue portée.
- Les États-Unis donnent la priorité à la reconstitution de leurs propres stocks de Tomahawk, épuisés en raison du conflit en cours avec l’Iran.
- Le Japon souligne l’importance de diversifier son arsenal de défense en développant des systèmes de missiles nationaux.
Les projets du Japon visant à acquérir des centaines de missiles Tomahawk auprès des États-Unis sont confrontés à des retards importants en raison du conflit en cours entre les États-Unis et l’Iran. La guerre a épuisé les stocks de missiles américains, obligeant Washington à donner la priorité à l’approvisionnement de ses propres opérations militaires plutôt qu’à l’exécution des commandes internationales.
Impact sur les livraisons de missiles
Tokyo avait initialement conclu un contrat de 2,35 milliards de dollars (2 milliards d’euros) portant sur environ 400 Tomahawk d’ici mars 2028, dans le but de renforcer ses capacités de frappe à longue portée face aux menaces potentielles de la Chine et de la Corée du Nord. Cependant, les États-Unis ont informé le Japon que les livraisons seraient perturbées, le conflit en Iran mobilisant d’énormes quantités de ces armes cruciales.
Avant la guerre, les États-Unis possédaient environ 4 000 Tomahawks, y compris des modèles plus anciens et des variantes antinavires. Alors que RTX Corp., le fabricant, a produit environ 100 nouveaux missiles en 2025 et mis à niveau 240 modèles plus anciens à la dernière norme Block V, le conflit a déjà épuisé l’équivalent de plus de deux ans de production combinée.
Conséquences pour les alliés
Cette situation met en évidence les conséquences potentielles pour les alliés des États-Unis, le conflit détournant des ressources d’autres priorités stratégiques. Alors que le Japon a reçu sa première livraison de Tomahawks en mars, les discussions en cours entre les responsables de la défense japonais et américains indiquent qu’il n’est pas certain que la commande restante puisse être honorée dans les délais.
La décision du Japon d’investir dans des missiles Tomahawk s’inscrivait dans un changement de stratégie plus large, opéré fin 2022, visant à développer des capacités de riposte. Ces missiles de croisière à longue portée étaient considérés comme une solution relativement rapide, tandis que le Japon développait simultanément ses propres systèmes de missiles nationaux.
Efforts de diversification
Le retard dans les livraisons de Tomahawk souligne l’importance des efforts du Japon pour diversifier son arsenal. Le déploiement de missiles de type 12 et de projectiles planants à très grande vitesse produits localement démontre l’engagement du Japon à renforcer ses propres capacités de défense.
Dans le même temps, les États-Unis sont confrontés au défi de reconstituer leur stock de Tomahawk, qui s’est épuisé. Des efforts sont en cours pour porter la production à 1 000 missiles par an, mais ce processus prendra plusieurs années. (fc)
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