Principaux renseignements
- L’économie de l’UE est confrontée à un risque de stagflation en raison d’une croissance atone et d’une inflation en hausse, une situation encore aggravée par le conflit en Iran. C’est ce qu’affirme Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé des affaires économiques.
- Selon lui, un cessez-le-feu fragile apporte un soulagement temporaire, mais un conflit de longue durée pourrait réduire considérablement la production de l’UE et faire grimper l’inflation.
- Des mesures de soutien ciblées visent à atténuer l’impact économique sur les entreprises et les ménages tout en évitant les pressions inflationnistes.
L’économie de l’Union européenne reste confrontée à des défis persistants malgré le récent cessez-le-feu en Iran. Dombrovskis, a exprimé son inquiétude face à la persistance des risques de stagflation, caractérisés par une croissance économique lente associée à une inflation en hausse.
Incertitude économique
Dombrovskis a souligné l’incertitude importante qui pèse sur les perspectives économiques à long terme. La Commission européenne devrait revoir à la baisse ses projections de croissance du produit intérieur brut (PIB) et revoir à la hausse ses prévisions d’inflation pour 2026 et 2027, reflétant ainsi l’impact du conflit iranien sur l’économie mondiale.
Si le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran offre une lueur d’espoir, l’accord reste fragile, laissant planer la possibilité d’une reprise des hostilités. Dombrovskis a souligné les conséquences économiques potentielles du conflit, affirmant qu’il pourrait réduire la production de l’UE de 0,4 point de pourcentage cette année si la guerre est de courte durée, et de 0,6 point de pourcentage en 2026 et 2027 si elle persiste.
Impact inflationniste
L’impact inflationniste du conflit est également source de préoccupation. Dombrovskis a estimé que l’inflation pourrait augmenter de 1 point de pourcentage cette année dans le scénario le plus optimiste, un scénario plus grave pouvant entraîner une hausse pouvant atteindre 1,5 point de pourcentage tant cette année que l’année prochaine.
Consciente de la marge de manœuvre budgétaire limitée dont disposent les pays de l’UE en raison de crises antérieures telles que la pandémie et la crise énergétique, la Commission travaille avec les États membres pour élaborer des mesures de soutien ciblées en faveur des entreprises et des ménages. Ces mesures visent à atténuer l’impact budgétaire du conflit tout en évitant les actions susceptibles d’exacerber l’inflation en augmentant la demande de pétrole et de gaz. Dombrovskis a souligné l’importance de fixer des dates de fin claires pour ces programmes de soutien. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

