Principaux renseignements
- Le chef de l’opposition, Péter Magyar, accuse les services secrets hongrois d’avoir tenté de saboter son parti à l’approche des élections.
- Magyar s’engage à demander des comptes aux responsables de ce sabotage présumé si son parti remporte les élections.
Le chef de l’opposition hongroise, Péter Magyar, accuse les services secrets du pays de vouloir saboter son parti, le Tisza. À l’approche des élections législatives du 12 avril. Magyar s’appuie sur des rapports d’enquête qui révèlent que des autorités publiques ont interrogé deux spécialistes en informatique liés à son parti et ont tenté d’accéder illicitement à leurs systèmes. Ces accusations interviennent à un moment où les sondages suggèrent que le parti de Magyar pourrait remporter les élections. Cela mettrait fin aux 16 ans de règne du Premier ministre Viktor Orbán et de son parti, le Fidesz.
Sabotage
La campagne électorale a déjà suscité des controverses et se caractérise par des attaques personnelles, des accusations d’ingérence étrangère et même des violences physiques à l’encontre de militants. Selon le média d’investigation hongrois Direct36, les autorités auraient ouvert en 2025 une enquête sur deux informaticiens responsables des serveurs et des réseaux du parti Tisza. L’enquête sur ces spécialistes en informatique aurait été ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme. Celle-ci affirmait qu’ils détenaient du matériel pédopornographique. Malgré la saisie d’ordinateurs, de disques durs et de serveurs, aucune preuve n’a été trouvée pour étayer cette accusation. Direct36 rapporte que les services de renseignement intérieurs hongrois, l’Office pour la protection de la Constitution, ont pris la tête de cette enquête.
Les autorités ont lancé l’enquête peu après qu’un des informaticiens a rejeté la demande d’un inconnu qui lui avait demandé de pirater l’infrastructure informatique du parti et de mener des attaques à l’approche des élections.
Péter Magyar
Magyar a dénoncé ces agissements comme une tentative de saper son parti et a promis d’ouvrir des enquêtes si son parti remportait les élections. « Les services secrets hongrois, sur ordre de Viktor Orbán et de sa famille, ont pris Tisza pour cible alors que le parti se préparait à un changement de gouvernement. Cette affaire, que j’appelle l’Orbán-gate, rappelle les pires abus de l’ère communiste et est plus grave que le scandale du Watergate qui a causé la chute du président Nixon », a écrit Magyar sur les réseaux sociaux. Selon le chef de l’opposition, ces agissements constituent une tentative de coup d’État contre la liberté de la Hongrie.
Le gouvernement hongrois n’a pas encore réagi à ces accusations. (ev) (fc)
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