Le chancelier allemand Friedrich Merz se retrouve en bas du classement de popularité


Principaux renseignements

  • Le chancelier allemand Friedrich Merz souffre d’un taux de popularité lamentable de 19 pour cent, ce qui fait de lui le dirigeant le moins populaire parmi 24 chefs d’État élus démocratiquement.
  • Les réticences préexistantes à l’égard de Merz, qui remontent au début de sa carrière politique, contribuent de manière significative à son faible taux de popularité.
  • L’impopularité de Merz dépasse celle de son prédécesseur Olaf Scholz et le place bien en dessous d’autres dirigeants mondiaux tels que Narendra Modi et Lee Jae-myung.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a le triste privilège d’être le dirigeant le moins populaire parmi 24 chefs d’État élus démocratiquement, selon un sondage réalisé par Morning Consult. Seuls 19 pour cent des Allemands se sont déclarés satisfaits de ses performances, tandis que pas moins de 76 pour cent se sont dits insatisfaits. Ce rejet marqué le place en bas du classement, loin derrière d’autres dirigeants tels que Narendra Modi, Lee Jae-myung et Andrej Babiš.

Réservations existantes

Des conclusions similaires ont été mises en évidence dans un sondage distinct réalisé par Forsa pour RTL. Ce sondage a révélé que 78 pour cent des personnes interrogées étaient insatisfaites du travail de Merz, tandis que seulement 20 pour cent se déclaraient satisfaites. Les chercheurs attribuent ce faible taux d’approbation à des réserves déjà existantes à l’égard de Merz, qui remontent au début de sa carrière politique dans les années 2000. Ces réserves semblent s’être accrues au cours de son mandat actuel, en particulier chez les femmes, les jeunes électeurs et les habitants de l’Allemagne de l’Est.

Facteurs contribuant à l’impopularité

Les analystes suggèrent que l’impopularité de Merz résulte d’une combinaison de facteurs, notamment des promesses électorales non tenues et des inquiétudes concernant le ralentissement économique de l’Allemagne. La coalition gouvernementale ne semble pas parvenir à satisfaire à la fois les camps conservateurs et progressistes.

Alors que Merz fait face à de nombreuses critiques internes, d’autres dirigeants mondiaux occupent des positions variées sur l’échelle de popularité. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan se situait dans la moitié inférieure du segment intermédiaire, avec 36 pour cent d’opinions favorables et 50 pour cent d’opinions défavorables. Des questions se posent toutefois quant à la méthodologie du sondage en Turquie, certains experts classant le pays sous le régime d’Erdoğan comme une autocratie électorale plutôt qu’une démocratie.

Le président américain Donald Trump, malgré le lancement d’actions militaires en Iran, a obtenu un score légèrement supérieur à celui d’Erdoğan, avec 38 pour cent d’opinions favorables et 57 pour cent d’opinions défavorables. D’autres dirigeants, tels que Pedro Sánchez en Espagne, Giorgia Meloni en Italie et Javier Milei en Argentine, se situaient également dans le segment intermédiaire de l’échelle de popularité.

Merz comparé aux anciens chanceliers

Les chercheurs soulignent que les Allemands ne sont pas nécessairement plus sceptiques envers leurs dirigeants politiques que les citoyens d’autres pays. D’anciens chanceliers tels que Konrad Adenauer, Willy Brandt et Gerhard Schröder bénéficiaient d’un large soutien de la population. C’est pourquoi les faibles taux de popularité de Merz sont largement attribués à sa personnalité plutôt qu’à une méfiance générale envers les dirigeants allemands.

L’impopularité de Merz dépasse même celle de son prédécesseur, Olaf Scholz, qui, à la mi-juin 2024, enregistrait son taux de popularité le plus bas, à 28 pour cent, avec 67 pour cent d’opinions défavorables. En revanche, des dirigeants tels que Narendra Modi (Inde), Lee Jae-myung (Corée du Sud) et Andrej Babiš (République tchèque) jouissent de taux de popularité nettement plus élevés, avec respectivement 70 pour cent, 63 pour cent et 55 pour cent, en tête du classement. (ev)(fc)

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