Principaux renseignements
- L’escalade du conflit au Moyen-Orient entraîne une hausse des prix mondiaux de l’énergie en raison des perturbations dans le transport du pétrole.
- Le cd&v demande instamment le report de la hausse prévue de la taxe sur le gaz naturel afin de protéger les citoyens contre la flambée des coûts énergétiques.
La récente escalade des tensions au Moyen-Orient, en particulier le conflit déclenché par les États-Unis et Israël en Iran, a entraîné une forte augmentation des prix de l’énergie. Cette flambée des prix est directement liée au blocage du détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique pour le transport mondial du pétrole. Le prix du gaz naturel, par exemple, a connu une hausse de près de 50 pour cent en une seule journée. Si la durée du conflit reste incertaine, les experts prévoient que les prix de l’énergie continueront d’augmenter à court terme.
Appel à un report des droits d’accise
En réponse à cette crise qui s’aggrave, le cd&v demande le report de l’augmentation prévue des droits d’accise sur le gaz naturel. Steven Matheï, député du cd&v, a fait part de cette préoccupation au ministre des Finances Jan Jambon (N-VA) lors d’une réunion de la commission parlementaire. M. Matheï a souligné l’impact immédiat de la flambée des prix du pétrole et du gaz sur le budget des ménages, citant les longues files d’attente aux stations-service comme preuve de l’inquiétude des consommateurs. Il a fait valoir que les décideurs politiques doivent intervenir avec des mesures qui protègent les citoyens du fardeau financier de ces hausses de prix.
Des familles
La présidente du groupe parlementaire du cd&v, Nawal Farih, estime que le report de l’augmentation des droits d’accise apporterait aux familles et aux entreprises la tranquillité d’esprit et le soutien dont elles ont tant besoin en ces temps difficiles.
La décision d’augmenter les droits d’accise sur le gaz naturel a été prise par le gouvernement fédéral à la fin de l’année dernière dans le cadre du plan budgétaire. Cette mesure visait à réduire les droits d’accise sur l’électricité tout en les augmentant sur le gaz naturel, une source d’énergie plus polluante. Ce transfert fiscal devait générer 91 millions d’euros de recettes cette année, pour atteindre 365 millions d’euros d’ici 2029.
Pression sur les finances publiques
Si ce transfert fiscal permettrait de réduire la facture d’électricité de 42 euros par an, il augmenterait également la facture de gaz de 78 euros par an. Vooruit évalue actuellement les mesures potentielles pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Cependant, il met également en garde contre des mesures trop drastiques qui pourraient peser lourdement sur les finances publiques. Il cite l’exemple des subventions énergétiques distribuées par le gouvernement Vivaldi pendant la crise énergétique, qui ont profité même à ceux qui n’avaient pas besoin d’aide financière.
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