Principaux renseignements
- Le plus grand exercice militaire canadien dans l’Arctique depuis près de deux décennies a été annulé en raison de températures extrêmement basses, dépassant les -60 °C.
- Les conditions glaciales ont empêché la réalisation d’éléments clés de l’opération, tels que le déploiement d’hélicoptères et les exercices de tir réel.
- La Russie a exprimé son inquiétude face à la présence croissante de l’OTAN dans l’Arctique, craignant une déstabilisation et prônant le dialogue politique plutôt que les solutions militaires.
Le plus grand exercice militaire canadien dans l’Arctique depuis près de deux décennies a été brusquement annulé en raison de températures extrêmement basses. L’opération, qui s’est déroulée près de Cambridge Bay sur l’île Victoria, mobilisait environ 1 300 soldats. C’est le plus important déploiement dans la région depuis 2007.
Impact du froid extrême
Cependant, des températures glaciales descendant en dessous de moins 60 degrés Celsius ont gravement entravé le déroulement de l’exercice. Ces conditions difficiles ont empêché les soldats de déployer un hélicoptère CH-47 Chinook et ont empêché les exercices de tir réel avec des obusiers M777.
Malgré ces contretemps, aucun militaire n’a été blessé au cours de cette opération avortée.
Inquiétudes concernant la présence de l’OTAN
Dans le même temps, l’ambassadeur de Russie en Norvège a fait part de ses inquiétudes concernant la présence militaire croissante des pays de l’OTAN dans l’Arctique. Nikolai Korchunov a fait valoir que ce renforcement, destiné à contrer l’influence russe et chinoise, pourrait déstabiliser la région. Il a mis en garde contre le remplacement du dialogue politique par des solutions militaires et a souligné l’importance de faire respecter le droit international au-delà de ce qu’il a qualifié d’« ordre fondé sur des règles ».
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