Principaux renseignements
- Les États-Unis ont mené avec succès un bombardement sur l’île de Kharg, au cours duquel toutes les cibles militaires ont été détruites et les infrastructures pétrolières épargnées.
- Le président Trump a averti que toute ingérence iranienne dans la navigation dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner des attaques contre les infrastructures pétrolières iraniennes.
- Bien qu’il n’ait pas donné de calendrier pour la fin du conflit, le président Trump a décrit la « capitulation sans condition » comme l’obtention d’un pouvoir écrasant sur l’Iran.
Le président Trump a annoncé un raid aérien de grande envergure sur l’île de Kharg, une plaque tournante cruciale pour les exportations pétrolières iraniennes. Il a déclaré que le raid, mené par le Commandement central américain, avait réussi à détruire toutes les cibles militaires de l’île.
Cibler infrastructures pétrolières
Tout en soulignant ce succès militaire, Trump a précisé qu’il avait choisi de ne pas cibler les infrastructures pétrolières de l’île. Il a toutefois averti que toute entrave à la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz l’amènerait à reconsidérer cette décision.
Trump a en outre affirmé que les plans de l’Iran visant à dominer la région, y compris l’élimination d’Israël, avaient été contrecarrés. Il a déclaré que la campagne militaire américaine était un succès, affirmant qu’ils étaient « bien en avance sur le calendrier » et dans une position de domination sans précédent.
Capitulation sans condition
Trump est resté évasif quant à la durée du conflit. Il a déclaré ne pas être en mesure de donner de calendrier. Il a défini la « capitulation sans condition » comme l’atteinte d’une position de puissance écrasante, que l’Iran reconnaisse ou non explicitement sa défaite.
Les analystes ont souligné le risque élevé associé à la prise de l’île de Kharg, tant sur le plan géopolitique qu’économique. L’île, plaque tournante essentielle pour les exportations énergétiques de l’Iran, a été épargnée pendant les phases initiales du conflit.
Considérations militaires antérieures
Des rapports antérieurs suggèrent que l’administration Trump a envisagé de s’emparer de l’île, qui représente environ 90 pour cent des exportations de brut de l’Iran.
La Maison Blanche s’attend à une baisse significative des prix du pétrole dès que le conflit sera définitivement terminé. Les analystes émettent toutefois de sérieuses réserves à ce sujet. Toute tentative de prise de l’île de Kharg nécessiterait très probablement une opération de grande envergure impliquant des troupes terrestres. Un tel scénario pourrait justement provoquer une très forte hausse des prix du pétrole.
Éventuel déploiement de troupes terrestres
Bien qu’il ait refusé d’exclure le déploiement de troupes terrestres en Iran, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a assuré au public que les États-Unis ne s’engageraient pas dans un conflit de longue durée.
Le conflit en cours a déjà eu un impact considérable sur les marchés mondiaux du pétrole, les contrats à terme sur le Brent ayant dépassé les 100 dollars (87 euros) le baril pendant deux jours consécutifs. Cela représente une hausse de plus de 40 pour cent depuis le début de la guerre. (uv)
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