Principaux renseignements
- Le Bahreïn a révisé sa proposition de résolution de l’ONU concernant le détroit d’Ormuz afin de mettre l’accent sur des mesures défensives plutôt que sur des actions offensives.
- Cette modification vise à apaiser les membres permanents du Conseil de sécurité, car ils critiquaient le recours à la force militaire dans le projet initial.
- Le vote sur la résolution révisée, désormais prévu samedi, révélera le soutien international en faveur d’une désescalade dans la région.
Face à l’opposition de nations influentes telles que la Chine et la Russie, Bahreïn a considérablement modifié sa proposition initiale de résolution de l’ONU concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. C’est ce qu’a rapporté Associated Press, qui a pu consulter une version finale du projet de proposition. Le projet révisé met l’accent sur l’autorisation de mesures défensives plutôt que sur l’autorisation d’actions offensives afin de garantir la sécurité du passage dans cette voie navigable vitale.
Accent révisé sur les mesures défensives
Ce changement intervient après que la proposition initiale, qui autorisait les pays à recourir à « tous les moyens nécessaires », y compris une éventuelle force militaire, a suscité de vives critiques de la part des membres du Conseil de sécurité disposant d’un droit de veto. Le projet final supprime toute mention d’action militaire offensive et met plutôt l’accent sur le recours à des mesures défensives « nécessaires et proportionnées aux circonstances » dans le détroit d’Ormuz et les eaux adjacentes.
Les pays agissant de manière indépendante ou dans le cadre de partenariats navals multinationaux peuvent mettre en œuvre ces mesures défensives, à condition d’en informer d’abord le Conseil de sécurité. Le vote sur la résolution, initialement prévu pour le Vendredi saint mais reporté par la suite, devrait désormais avoir lieu samedi.
Manœuvres diplomatiques pour contourner les vétos
Ce report laisse aux diplomates plus de temps pour contourner d’éventuels vetos et obtenir un soutien plus large en faveur de la proposition révisée. Si les positions de la Russie, de la Chine et de la France sur ces modifications restent floues, l’issue du vote sera suivie de près.
Cette évolution fait suite à la récente déclaration du président américain Donald Trump indiquant la poursuite des attaques contre l’Iran au cours des prochaines semaines. Les mesures de rétorsion de l’Iran et son emprise sur le détroit d’Ormuz ont eu un impact significatif sur les prix mondiaux de l’énergie, provoquant des turbulences économiques.
Critique internationale sur le premier projet
Avant que Bahreïn ne publie son projet révisé, l’ambassadeur de la Russie auprès de l’ONU a exprimé son scepticisme quant à l’efficacité de la proposition pour résoudre le conflit, soulignant la nécessité de mettre fin aux hostilités. L’ambassadeur de la Chine a condamné l’autorisation du recours à la force prévue dans le projet initial, la qualifiant d’« illégale et aveugle », mettant en garde contre une escalade potentielle et appelant à la prudence. L’ambassadeur de la France a également plaidé en faveur d’une désescalade, suggérant que l’accent mis désormais sur la défense pourrait être plus acceptable.
Le Conseil de sécurité avait précédemment adopté une résolution parrainée par Bahreïn condamnant les attaques de l’Iran contre les pays du Golfe et appelant à une cessation immédiate des hostilités. Cette résolution antérieure, adoptée par treize voix pour et les abstentions de la Russie et de la Chine, condamnait également les actions de l’Iran dans le détroit d’Ormuz comme une menace pour la paix et la sécurité internationales. (fc)
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