Principaux renseignements
- Dmitri Medvedev met en garde contre le fait que le monde devient de plus en plus dangereux en raison du mépris occidental pour les intérêts russes.
- Tout en reconnaissant les risques d’escalade, Medvedev souligne que la Russie ne souhaite pas une guerre mondiale et privilégie le dialogue.
- Medvedev établit un parallèle entre les inquiétudes de l’Occident concernant les actions de la Russie et les interventions hypothétiques ailleurs, suggérant ainsi une certaine hypocrisie.
Selon Dmitri Medvedev, haut responsable du Conseil de sécurité russe, le monde devient de plus en plus dangereux. Tout en soulignant que la Russie ne souhaite pas un conflit mondial, Medvedev a mis en évidence le mépris constant de l’Occident pour les intérêts russes. Il reconnaît qu’il existe un risque d’escalade, mais insiste sur le fait que la Russie n’est pas irrationnelle et ne cherche pas à déclencher une guerre mondiale. Ces déclarations interviennent peu après que Medvedev ait déclaré dans des interviews précédentes que la Russie se dirigeait vers une victoire rapide en Ukraine.
La Russie aspire au dialogue
Medvedev est connu pour sa rhétorique dure à l’égard de l’Ukraine et des puissances occidentales. Il s’est toutefois montré positif à l’égard du dialogue renouvelé avec Washington, lancé par les émissaires de Donald Trump. Il a souligné que l’Occident considère souvent les avertissements russes concernant une possible escalade comme de simples menaces. Selon Medvedev, les actions menées en Ukraine prouvent toutefois que la Russie est déterminée à défendre ses intérêts.
Visions contradictoires sur l’Ukraine
Le conflit en Ukraine, qui a débuté en 2014 après la destitution d’un président pro-russe lors de la révolution de Maïdan, est qualifié d’acte d’agression impériale par l’Ukraine et ses alliés européens. Ceux-ci craignent qu’une victoire russe n’entraîne de nouvelles attaques contre les membres de l’OTAN. La Russie nie ces accusations.
Medvedev a également commenté les événements mondiaux récents, qualifiant l’agitation du mois de janvier d’écrasante. Il a établi des parallèles avec la situation au Venezuela, où la Russie soutient le président Nicolas Maduro. Il a déclaré que les États-Unis qualifieraient immédiatement une ingérence similaire dans leurs propres élections d’acte de guerre.
Rejeter inquiétudes occidentales
Medvedev a également balayé les inquiétudes occidentales concernant les menaces russes ou chinoises contre le Groenland. Il a qualifié ces inquiétudes d' »histoires d’horreur » inventées de toutes pièces pour justifier les actions occidentales. Ses commentaires reflètent une méfiance profonde envers l’Occident et la conviction que les actions de la Russie sont justifiées face à une hostilité perçue. (uv)
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