Principaux renseignements
- L’équipe juridique de Nicolas Maduro est confrontée à un défi de taille pour obtenir les fonds nécessaires au paiement de ses frais de justice en raison des sanctions américaines.
- Maduro demande le rejet de l’affaire ou une audience pour contester la décision du gouvernement américain concernant le financement de sa défense.
- Malgré la controverse internationale entourant son arrestation, les tribunaux américains ne devraient pas remettre en cause la légalité de l’arrestation et du procès de Maduro.
L’ancien président du Venezuela, Nicolas Maduro, fait face jeudi à une audience cruciale au cours de laquelle il fera valoir que le gouvernement américain entrave sa capacité à organiser une défense adéquate contre les accusations de narcoterrorisme.
Frais juridiques
Initialement prévue pour permettre aux avocats d’examiner les preuves et d’élaborer des stratégies juridiques, l’audience porte désormais sur le retrait de l’avocat de Maduro si le Venezuela ne peut pas payer ses honoraires en raison des sanctions américaines. Le département du Trésor a d’abord accordé, puis révoqué, une licence autorisant le Venezuela à couvrir les frais juridiques de Maduro.
Les procureurs soutiennent que la licence initiale était une erreur et que les Maduro peuvent toujours accéder à des fonds personnels au Venezuela pour couvrir leurs frais juridiques. Cependant, l’utilisation de fonds publics soumis à des sanctions pour payer des frais juridiques est interdite par la réglementation américaine.
Difficultés d’accès aux fonds
Les experts juridiques estiment que Maduro fait face à une bataille difficile pour obtenir l’accès à ces fonds. Bien qu’il ait droit à un avocat commis d’office, l’équipe de Maduro demande le rejet de l’affaire ou une audience pour examiner la décision du gouvernement concernant le financement. C’est ce qu’ils ont déclaré à CNN.
Maduro et son épouse ont plaidé non coupables des accusations liées à l’importation de cocaïne et d’armes à feu sur une période de plus de deux décennies. Ils sont actuellement détenus sous garde fédérale à Brooklyn.
Contestation de l’arrestation
Son équipe juridique prévoit de contester la légalité de son arrestation, en invoquant l’immunité en raison de son statut de président au moment des faits présumés.
Le gouvernement américain, à l’instar de nombreux autres pays, ne reconnaît pas Maduro comme le dirigeant légitime du Venezuela depuis l’élection contestée de 2018. Le Département d’État reconnaît désormais Delcy Rodríguez comme chef de l’État.
Une capture controversée
La capture de Maduro lors d’un raid audacieux mené contre son complexe présidentiel reste controversée au regard du droit international. Cependant, les experts juridiques soutiennent que les tribunaux américains ne sont pas susceptibles de remettre en cause la position du gouvernement américain concernant le statut de Maduro et que l’illégalité de sa capture n’affecte pas la compétence du tribunal.
De plus, l’invocation par Maduro de l’immunité pour des faits présumés de trafic de drogue commis pendant son mandat est jugée peu convaincante par certains juristes, qui font valoir que de telles activités ne constituent pas des actes officiels de la présidence. (fc)
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