L’Allemagne remet en question l’avenir du projet commun d’avion de combat


Principaux renseignements

  • L’Allemagne pourrait se retirer du projet FCAS en raison de divergences avec la France sur les exigences relatives aux avions de combat.
  • Les besoins divergents en matière de capacité nucléaire et d’exploitation des porte-avions menacent l’avenir du programme commun d’avions.
  • D’autres partenariats, tels que celui entre l’Allemagne et le suédois Saab, voient le jour alors que des inquiétudes planent sur la viabilité du projet FCAS.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a émis des doutes quant à la participation de l’Allemagne au projet Future Combat Aircraft System (FCAS). Il a déclaré que l’Allemagne ne partageait pas le besoin de la France d’un avion de combat capable de transporter des armes nucléaires et d’opérer à partir d’un porte-avions.

Exigences divergentes

Le FCAS, destiné à remplacer les anciens avions de combat utilisés par la France, l’Allemagne et l’Espagne, a connu des revers en raison de désaccords entre Dassault Aviation et Airbus concernant le contrôle. Alors que le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement en faveur de la réussite du projet, Merz a souligné les exigences divergentes concernant l’avion.

Merz s’est demandé s’il était possible de construire deux avions distincts pour répondre à ces besoins variés ou si un seul modèle pouvait suffire. Il a averti que l’Allemagne pourrait se retirer du FCAS si la question restait en suspens et s’est montré ouvert à une collaboration avec d’autres pays européens pour le développement d’avions de combat.

Relations tendues

Cette discorde au sujet du FCAS a alimenté les inquiétudes concernant les relations franco-allemandes tendues, après des désaccords sur les dépenses de défense et les politiques commerciales. Cependant, le ministre allemand des Affaires étrangères a souligné la solidité durable du partenariat bilatéral.

L’échec potentiel du projet FCAS constituerait également un revers pour les alliés européens de l’OTAN qui cherchent à démontrer une coopération solide en matière de défense face aux menaces de la Russie et aux incertitudes entourant les engagements américains en matière de sécurité.

Des alternatives émergent

Des alternatives au FCAS sont actuellement étudiées par des sources industrielles et les médias, un partenariat entre l’Allemagne et le suédois Saab apparaissant comme une option privilégiée. Cependant, des inquiétudes ont surgi au sein de l’industrie allemande concernant les tentatives de Dassault Aviation de réviser les accords et d’obtenir un plus grand contrôle sur le développement de l’avion.

Si la construction d’avions distincts pourrait répondre aux exigences spécifiques de la France, elle entraînerait probablement des coûts nettement plus élevés pour les deux pays concernés.

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