Principaux renseignements
- La participation de l’Allemagne au GCAP apporterait un financement essentiel au programme, atténuant ainsi la hausse des coûts qui dépassent les estimations initiales.
- Le Royaume-Uni est confronté à une incertitude budgétaire qui menace sa capacité à respecter ses engagements financiers envers le projet.
- L’adhésion de l’Allemagne au GCAP nécessite de naviguer entre des accords complexes de partage des coûts et des accords existants avec la France concernant les collaborations en matière de défense.
La possibilité que l’Allemagne rejoigne le programme Global Combat Air Programme (GCAP) gagne du terrain. C’est ce que rapporte Le Monde. Ce projet d’avion de combat de nouvelle génération, mené par l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon, pourrait bénéficier considérablement de la participation de l’Allemagne. Le budget de défense substantiel de l’Allemagne en fait un partenaire très souhaitable pour le GCAP, dont les coûts ont dépassé les estimations initiales.
Défis financiers pour les partenaires existants
Les trois nations à la tête du GCAP ont même envisagé d’accueillir l’Arabie saoudite dans le projet afin d’alléger la pression financière. La première phase du programme coûte désormais environ 18,6 milliards d’euros, soit une augmentation significative par rapport aux 6 milliards d’euros prévus.
Alors que l’Italie a récemment approuvé le financement du projet, des inquiétudes grandissent au Royaume-Uni quant à sa capacité à maintenir son engagement financier. Selon certaines informations, le Royaume-Uni aurait retardé la signature d’un accord trilatéral avec l’Italie et le Japon en raison de l’incertitude qui entoure les futurs budgets de défense.
Les défis de la participation allemande
Pour l’Allemagne, rejoindre le GCAP présenterait des défis complexes. La détermination des modalités de partage des coûts et la définition du rôle de l’industrie allemande au sein du consortium existant sont des considérations essentielles. Les rôles clés dans le développement du système de propulsion et la conception des instruments de détection ont déjà été attribués à des entreprises britanniques, italiennes et japonaises.
La participation de l’Allemagne pourrait également avoir un impact sur les accords conclus dans le cadre du projet FCAS avec la France, tels que le partenariat entre Safran et MTU pour la motorisation. Il sera crucial pour l’Allemagne de naviguer entre ces complexités si elle décide de poursuivre cette collaboration. (fc)
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