Principaux renseignements
- Le conflit actuel au Moyen-Orient menace l’ensemble de l’économie mondiale, avec des répercussions potentielles dépassant celles des crises énergétiques précédentes.
- La hausse des prix du pétrole témoigne de l’incertitude qui règne sur les marchés en raison de ce conflit non résolu.
- L’escalade des tensions, notamment le contrôle par l’Iran d’une voie maritime vitale et les menaces proférées par les États-Unis, déstabilisent encore davantage la situation.
Selon Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le conflit en cours au Moyen-Orient représente un grave danger pour l’économie mondiale. S’exprimant au National Press Club d’Australie, Birol a souligné qu’aucun pays ne resterait épargné par la crise si celle-ci persistait. Il a mis en avant les dégâts graves et étendus infligés à plus de 40 installations énergétiques dans neuf pays de la région.
Impact sur les marchés mondiaux
Birol a comparé l’impact de la situation actuelle à celui des crises énergétiques précédentes, affirmant que son effet combiné dépasse à la fois les chocs pétroliers des années 1970 et les perturbations du marché du gaz causées par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
En raison de l’incertitude entourant la fin du conflit, les prix du pétrole n’ont cessé d’augmenter. Le prix de référence du brut américain West Texas Intermediate (WTI) a dépassé les 100 dollars le baril lundi matin, tandis que le Brent international a dépassé les 113 dollars le baril.
Aujourd’hui, à 10 h 55, le prix du Brent s’établissait à 108,68 dollars le baril et celui du WTI à 99,04 dollars.
Suivi du marché
L’AIE évalue activement la situation du marché et consulte les gouvernements européens et asiatiques concernant la libération éventuelle de réserves pétrolières supplémentaires. Birol a souligné qu’une telle décision serait prise sur la base d’une analyse minutieuse des conditions du marché et de discussions avec les pays membres.
Pendant ce temps, les tensions continuent de s’intensifier alors que l’Iran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale pour le transport maritime mondial. Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures exigeant que l’Iran rouvre le détroit à tous les navires, menaçant de « détruire » les centrales électriques iraniennes si sa demande n’était pas satisfaite.
(jw)(fc)
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