Principaux renseignements
- Le Premier ministre bulgare par intérim a précisé que l’adhésion au Conseil de la paix était une initiative individuelle d’un oligarque et ne reflétait pas un consensus national.
- Cette décision vise probablement à lever les sanctions imposées à l’oligarque en vertu de la loi Magnitsky.
- Le Parlement bulgare doit encore ratifier l’adhésion, tandis que l’UE exprime des réserves juridiques sur la structure du Conseil.
Le Premier ministre bulgare par intérim, Andrey Gyurov, affirme que la participation au Conseil de la paix ne reflète aucun consensus national. Selon lui, cette initiative relève de l’action individuelle d’un oligarque. Il a précisé à Euronews que cette décision ne découlait pas de considérations internationales, mais de motivations personnelles.
Les motivations de l’oligarque
Gyurov a souligné le désir de l’oligarque d’être retiré de la liste des sanctions imposées en vertu de la loi Magnitsky, suggérant que la signature du traité était un moyen d’atteindre cet objectif. Il s’est dit surpris par l’influence exercée par cet oligarque au sein de certains cercles politiques.
Bien que Gyurov se soit abstenu de nommer l’individu en question, des sources indiquent qu’il s’agit de Delyan Peevski, une figure connue pour son influence en coulisses dans la politique bulgare. Peevski fait l’objet de sanctions tant de la part des États-Unis que du Royaume-Uni pour des faits présumés de corruption.
Approbation parlementaire incertaine
L’ancien Premier ministre Rossen Zhelyazkov a pris l’initiative de rejoindre le Conseil de la paix juste avant la chute de son gouvernement, dans un contexte de manifestations nationales. Pourtant, Gyurov précise que le Parlement bulgare n’a pas encore ratifié cette adhésion. Même en cas d’approbation, des contestations juridiques pourraient donc encore bloquer la décision.
Par ailleurs, Gyurov souligne que la plupart des États membres de l’UE craignent une violation de la Charte des Nations unies par le Conseil. Cette situation rend ainsi leur participation problématique. Si Gyurov reconnaît l’accord initial sur la reconstruction de Gaza, il exprime toutefois des réserves sur l’élargissement du mandat mondial de l’organisation.
Préoccupations de l’UE
L’analyse juridique de l’UE a également soulevé des préoccupations concernant la structure et le champ d’action du Conseil, en particulier les pouvoirs étendus du président Trump en tant que président sans mandat défini. Malgré ces réserves, Gyurov a affirmé que la Bulgarie soutenait les initiatives de paix à Gaza et prévoyait la ratification d’autres aspects du traité liés à cet objectif. Il a souligné l’importance de préserver des liens diplomatiques solides avec les États-Unis tout en plaidant pour une Europe autonome. (jv)
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