Principaux renseignements
- L’accord de libre-échange supprime la plupart des droits de douane de l’UE sur les produits agricoles australiens, ce qui stimule les exportations et fait baisser les prix à la consommation.
- L’Australie et l’UE ont obtenu des concessions sur les appellations alimentaires, avec une transition progressive pour l’usage de certains termes.
- Malgré un nouveau partenariat de sécurité et de défense, les quotas restreints sur le bœuf sont critiqués comme frein à la croissance des producteurs australiens.
Un nouvel accord de libre-échange entre l’Australie et l’Union européenne promet de stimuler considérablement les exportations de bœuf australien vers l’Europe tout en réduisant les droits de douane sur un large éventail de produits agricoles australiens. Cet accord, d’une valeur d’environ 10 milliards de dollars australiens (environ 6 milliards d’euros), a été salué comme un résultat mutuellement bénéfique tant par le Premier ministre australien Anthony Albanese que par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Réductions tarifaires
Aux termes de l’accord, la plupart des droits de douane de l’UE seront supprimés pour les exportations australiennes telles que le vin, les fruits, les légumes, l’huile d’olive, les fruits de mer, les produits laitiers, le blé et l’orge. Cela devrait permettre aux producteurs de vin australiens d’économiser environ 37 millions de dollars australiens (environ 22,2 millions d’euros). Les consommateurs australiens peuvent également s’attendre à une baisse des prix des vins, spiritueux, biscuits, chocolats et pâtes européens.
L’accord comprend des dispositions concernant les droits de dénomination des denrées alimentaires, une question sensible pour les deux régions. L’Australie a notamment obtenu une autorisation exceptionnelle lui permettant de continuer à utiliser le nom « prosecco » sur son marché intérieur pour son vin mousseux pendant les dix prochaines années, bien que les exportations passeront progressivement à un autre nom. Les producteurs australiens pourront également conserver l’utilisation de noms tels que « parmesan », tandis que le « feta » fera l’objet de périodes de suppression plus longues en raison des réglementations strictes de l’UE.
D’autres partenariats
Si l’accord a été largement salué, certains ont exprimé leur déception face au contingent limité pour les exportations de bœuf. Andrew McDonald, de Meat and Livestock Australia, a fait valoir que le contingent annuel convenu de 30 000 tonnes est inférieur aux 50 000 tonnes souhaitées, ce qui représente une occasion manquée pour les producteurs australiens de viande rouge.
Au-delà du commerce, l’Australie et l’UE ont également forgé un nouveau partenariat en matière de sécurité et de défense axé sur le renforcement de la coopération dans des domaines tels que le développement de l’industrie de la défense, la lutte contre le terrorisme, l’exploration spatiale et la sécurité maritime. Von der Leyen a souligné l’importance de la « résilience collective » dans un monde confronté à une instabilité géopolitique et à une incertitude économique croissantes. Elle a mis en avant l’importance de la confiance dans les relations internationales, affirmant qu’elle transcende les simples transactions.
Minéraux critiques
Le partenariat s’étend également aux minéraux critiques, l’Australie et l’UE s’engageant à renforcer leur collaboration sur des projets liés au lithium et au tungstène. Mme von der Leyen a félicité l’Australie pour sa politique pionnière en matière de réseaux sociaux, qui interdit aux utilisateurs de moins de 16 ans de créer des comptes sur dix plateformes. (fc)
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