Principaux renseignements
- En 2025, 10,10 pour cent du temps de travail a été perdu pour cause de maladie. Cela représente une légère baisse par rapport à 2024.
- L’année dernière, les femmes ont été deux fois plus souvent en arrêt maladie de longue durée que leurs collègues masculins.
- Depuis le début de cette année, une nouvelle législation sur l’absentéisme pour cause de maladie est en vigueur. Elle met l’accent sur l’exploitation active du potentiel de travail inutilisé plutôt que sur une simple évaluation médicale.
Dans l’actualité : l’année dernière, 10,10 pour cent du temps de travail a été perdu, selon une analyse des données salariales de plus de 100 000 travailleurs réalisée par Attentia. Le taux d’absentéisme est donc légèrement inférieur à celui de l’année record 2024 (10,31 pour cent).
- Bien que ce soit un signe positif, ce chiffre reste nettement supérieur à celui d’avant la crise du coronavirus en 2019 (8,38 pour cent).
- Attentia note également que cette baisse est exclusivement attribuable aux absences de courte et moyenne durée. En revanche, les absences de longue durée ont légèrement augmenté, passant de 4,22 pour cent en 2024 à 4,28 pour cent en 2025.
Les femmes sont plus souvent absentes pour cause de maladie de longue durée
Remarque : l’analyse du prestataire de services RH révèle également quelques différences notables entre les femmes et les hommes, ainsi qu’entre les ouvriers et les employés.
- Ainsi, l’année dernière, les femmes ont été deux fois plus souvent en arrêt maladie de longue durée que leurs collègues masculins : 6,87 pour cent contre 2,86 pour cent.
- L’écart était moins important pour les absences de moyenne durée (3,22 pour cent contre 2,22 pour cent) et de courte durée (3,71 pour cent contre 2,99 pour cent). La baisse des absences de courte durée concernait d’ailleurs aussi bien les hommes que les femmes.
- « L’écart entre les hommes et les femmes suggère que des facteurs tels que la combinaison du travail et des tâches domestiques et la représentation plus importante des femmes dans des secteurs émotionnellement et physiquement exigeants, tels que les soins de santé, jouent un rôle déterminant », note le Dr Haemers d’Attentia. « L’absentéisme de longue durée chez les femmes est souvent lié à une accumulation de facteurs que les employeurs ne peuvent pas résoudre avec une politique de bien-être générique. »
- L’âge a également un impact sur l’absentéisme pour cause de maladie. Avec un taux d’absentéisme de 10,17 pour cent, les travailleurs de plus de 55 ans étaient beaucoup plus souvent en arrêt de longue durée que leurs collègues plus jeunes (4,85 pour cent chez les 45-54 ans et 2,79 pour cent chez les 35-44 ans).
- Alors que l’absentéisme de longue durée augmentait avec l’âge des travailleurs, l’absentéisme de courte durée diminuait justement avec l’âge. Il était de 2,67 pour cent chez les plus de 55 ans, contre 3,66 pour cent chez les 25-34 ans et 3,91 pour cent chez les travailleurs de moins de 25 ans.
- Il est également frappant de constater que l’absentéisme de moyenne durée n’a que légèrement augmenté chez les 25-34 ans, alors qu’il a diminué chez les autres générations.
- Attentia a également constaté que les ouvriers sont beaucoup plus souvent en arrêt maladie de longue durée que les employés. Ainsi, l’absentéisme de longue durée chez les ouvriers s’élevait à 7,36 pour cent, contre 2,61 pour cent chez les employés.
- Pour l’absentéisme de moyenne durée, ce chiffre était de 4,25 pour cent contre 1,67 pour cent, et pour l’absentéisme de courte durée, de 4,24 pour cent contre 2,71 pour cent.
Nouvelle législation contre l’absentéisme pour cause de maladie
Autre élément : depuis le début de l’année, une nouvelle législation sur l’absentéisme pour cause de maladie est en vigueur.
- Cette loi oblige notamment les employeurs à faire appel au médecin du travail pour une première évaluation après huit semaines de maladie. Pour les grandes organisations (20 salariés ou plus), une procédure formelle dans les six mois est désormais la norme.
- Les employés sont également tenus d’adopter une attitude plus active : ceux qui ignorent de manière répétée les convocations du médecin du travail s’exposent désormais à des conséquences directes sur leurs allocations.
- « La nouvelle législation est un changement radical indispensable qui met fin au caractère facultatif de la politique en matière d’absentéisme », déclare M. Haemers. « Nous ne nous concentrons plus sur ce qu’une personne ne peut plus faire, mais sur ce qu’elle peut encore faire. C’est la seule façon de mettre efficacement un terme à l’augmentation du nombre de cas d’invalidité de longue durée et d’offrir à nouveau aux personnes concernées une perspective d’emploi durable. »
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