La ‘Visa Gold’ ouvre la porte de l’espace Schengen pour les non-Européens

Le gouvernement portugais a annoncé ce weekend la réintroduction ce que l’on appelle la «Visa Gold », sorte de « carte de séjour pour les investisseurs », qu’il avait suspendue à la fin de l’année 2014, à la suite de soupçons de corruption. Certains hauts fonctionnaires, dont le ministre de l’Intérieur, ont été impliqués dans ce scandale.  

Ces permis de séjour sont attribués à des non-Européens qui investissent 500.000 euros dans l’immobilier portugais, ou 1 million d’euros en capital dans le pays. Il leur confère un accès direct à l’espace Schengen pendant cinq ans. Au cours de la sixième année, les titulaires de la «Visa Gold» ont la possibilité de demander la nationalité portugaise. Pour pouvoir obtenir le renouvellement de leur visa, ils doivent séjourner au Portugal au moins une semaine par an.

Le Portugal est le premier pays à avoir offert une passerelle financière à la zone Schengen en 2012. La Grèce propose la même chose pour ceux qui investissent 250.000, Chypre promet également un permis de séjour permanent aux étrangers qui investissent 300.000 euros. La France réclame des efforts plus importants, avec un investissement de 10 millions d’euros et la création de 50 emplois. L’Espagne octroie un « visa doré» pour toute personne investissant 500.000 euros dans l’immobilier espagnol ou 2 millions d’euros en obligations du gouvernement espagnol.

Mais c’est au Portugal que le «visa doré» remporte le plus grand succès. Depuis son introduction, près d’1,5 milliard d’euros ont été investis dans le pays, dont 90% dans l’immobilier. Au total, 2.420 «visas dorés » ont été émis par le pays. 80,5% d’entre eux l’ont été à des Chinois désireux d’acquérir un accès à l’espace Schengen pour leurs affaires.