Principaux renseignements
- Sara Duterte se présentera à l’élection présidentielle philippine de 2028.
- Elle critique les résultats du gouvernement actuel, citant la corruption, l’inflation et les problèmes de santé.
- Sa candidature pourrait réorienter la politique étrangère des Philippines vers la Chine.
La vice-présidente philippine Sara Duterte a annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2028 rapporte Reuters. Elle a déjà exprimé à plusieurs reprises son mécontentement à l’égard du gouvernement actuel. Elle a ainsi critiqué le président sortant Ferdinand Marcos Jr. et souligné les divers problèmes que connaît le pays, tels que la corruption généralisée, l’inflation et les lacunes du système de santé.
Prendre ses responsabilités
Duterte reconnaît son rôle crucial dans la victoire de Marcos Jr. en 2022. Elle regrette désormais son soutien et l’usage de l’influence politique de sa famille. La vice-présidente souhaite maintenant dévouer sa vie au service de la nation pour surmonter les défis actuels.
Le président Marcos Jr. a souhaité bonne chance à Duterte par l’intermédiaire d’un attaché de presse. Toutefois, il rejette fermement ses accusations. Puisque la Constitution limite Marcos Jr. à un seul mandat, il ne peut pas se représenter en 2028. Cette situation fait de Duterte une favorite potentielle pour la prochaine élection.
L’héritage familial
La Cour pénale internationale de La Haye mène actuellement une enquête sur le père de Duterte, Rodrigo Duterte, pour violations présumées des droits de l’homme dans le cadre de sa lutte contre la drogue. Son mandat a été marqué par un glissement des États-Unis vers la Chine, une position que Marcos Jr. a inversée.
Il a renforcé les liens avec Washington et adopté une attitude plus assertive envers la Chine en mer de Chine méridionale. La présidence éventuelle de Duterte pourrait signifier un nouveau glissement des alliances politiques étrangères vers Pékin.
Un timing stratégique
Les analystes politiques suggèrent que l’annonce de Duterte pourrait être stratégiquement programmée pour contrer les menaces croissantes de destitution l’accusant d’avoir trahi la confiance du public et de s’être livrée à des actes de corruption. En changeant de discours, elle vise à présenter ces accusations comme des tentatives politiquement motivées visant à faire dérailler ses aspirations présidentielles pour 2028. Cependant, cette initiative comporte également des risques, car elle pourrait intensifier les attaques politiques à son encontre et compromettre ses ambitions.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

