La vente des droits d’émission rapporte à l’Allemagne la somme record de 21,4 milliards d’euros


Principaux renseignements

  • La vente de permis de polluer en Allemagne a généré des recettes record en 2025, dépassant les 21,4 milliards d’euros.
  • Toutes les recettes financent le Fonds pour le climat et la transformation.
  • La hausse des prix des permis de CO₂ favorise le changement, mais les réductions d’émissions restent lentes.

L’Allemagne a enregistré des recettes record provenant de la vente de permis de polluer en 2025. Les recettes combinées des systèmes européen et national d’échange de quotas d’émission ont dépassé 21,4 milliards d’euros, marquant une augmentation significative par rapport aux 18,5 milliards d’euros générés en 2024.

Financement de l’action climatique

Ces recettes sont entièrement acheminées vers le Fonds pour le climat et la transformation, qui finance des mesures visant à soutenir la transition énergétique et la protection du climat. Il s’agit par exemple de promouvoir la rénovation énergétique des bâtiments, de transformer les industries vers la neutralité climatique, de développer les technologies de l’hydrogène et d’étendre les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques.

Depuis sa création en 2008, la vente de quotas d’émission a généré plus de 100 milliards d’euros. Selon Dirk Messner, président de l’Agence fédérale de l’environnement (UBA), le système d’échange de quotas d’émission est devenu un instrument intersectoriel crucial pour la protection du climat.

Transition vers un système européen

Le système national d’échange de quotas d’émission devrait être largement remplacé par un système européen d’échange de quotas d’émission pour les carburants à partir de 2028. La date de mise en œuvre initiale de 2027 a été reportée afin d’atténuer les chocs de prix potentiels pour les consommateurs à la pompe et dans leurs factures de chauffage.

Malgré les efforts déployés pour réduire les émissions de CO₂ grâce à l’échange de certificats, les émissions n’ont diminué que de 1,5 pour cent l’année dernière, selon une étude. Cette lenteur expose l’Allemagne à des pénalités climatiques potentiellement importantes. (jv)

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