La Turquie mise sur de nouveaux accords commerciaux pour renforcer son économie


Principaux renseignements

  • La Turquie cherche activement à conclure des accords de libre-échange avec des pays du monde entier afin de renforcer son économie et ses partenariats internationaux.
  • Des négociations sont en cours pour étendre l’accord existant avec le Royaume-Uni au secteur des services. La mise en œuvre est prévue pour le second semestre 2026.
  • La Turquie souhaite moderniser son union douanière avec l’UE en y intégrant les services et le commerce électronique, mais elle se heurte à l’opposition de certains États membres de l’UE.

La Turquie recherche activement des accords de libre-échange afin de renforcer son économie et de stimuler les partenariats internationaux. Le ministre du Commerce, Ömer Bolat, souligne les progrès considérables réalisés cette année en matière de diplomatie commerciale. Il met en avant les accords de libre-échange et les accords préférentiels comme piliers essentiels de la stratégie turque pour l’Afrique et d’autres pays lointains.

Extension de l’accord avec Royaume-Uni

Des négociations sont en cours pour étendre aux services l’accord de libre-échange existant avec le Royaume-Uni, qui est basé sur les marchandises. Des avancées positives ont été réalisées dans des domaines tels que le commerce numérique, les services financiers et professionnels, et les investissements. L’accord actualisé devrait être mis en œuvre au cours du second semestre 2026.

La Turquie a déployé des efforts diplomatiques considérables cette année, notamment en organisant plus de 176 réunions ministérielles avec des représentants de plus de 100 pays. Ces discussions ont donné lieu à des sommets avec des organisations multilatérales, à des sessions de divers comités commerciaux bilatéraux et à des dialogues commerciaux de haut niveau avec l’Union européenne.

Modernisation de l’union douanière avec UE

La Turquie souhaite moderniser son union douanière avec l’UE afin d’y intégrer les services et le commerce électronique. Alors que la Commission soutient cette initiative, le Conseil de l’UE doit encore autoriser les négociations en raison de l’opposition de quelques États membres.

Le Royaume-Uni reste un partenaire commercial important pour la Turquie. La huitième réunion du comité commercial bilatéral entre les deux pays est prévue en janvier. Le ministère du Commerce prévoit également des discussions avec des membres de la Commission européenne à Bruxelles.

Négociations de libre-échange avec États du Golfe

Les négociations de libre-échange avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG) progressent également. Les accords de libre-échange de la Turquie avec les Émirats arabes unis et le Qatar sont déjà entrés en vigueur. L’année prochaine, la Turquie accueillera à Istanbul le sommet de l’Organisation des États turcs. Le pays cherche également à conclure des accords commerciaux préférentiels avec les membres du D8, un groupe de huit pays en développement.

Les États-Unis restent le deuxième partenaire commercial de la Turquie. Cependant, le ministre Bolat a noté les politiques commerciales protectionnistes mises en œuvre sous l’administration Trump, qui ont entraîné des barrières tarifaires élevées. Des discussions approfondies ont eu lieu à Washington avec des représentants commerciaux américains et des responsables de la Chambre de commerce américaine. La Turquie s’efforce de maximiser ses exportations tout en s’attaquant aux pratiques commerciales déloyales par le biais d’enquêtes antidumping, de droits compensateurs et d’enquêtes antisubventions dans la région Asie-Pacifique. (jv)

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