La Turquie et la France signent un accord de partenariat en matière de défense


Principaux renseignements

  • La Turquie et la France ont établi un partenariat en matière de sécurité afin d’harmoniser leurs infrastructures de défense et leurs services de renseignement.
  • La Turquie a condamné les incursions militaires israéliennes et les projets d’infrastructure menés dans le sud de la Syrie.
  • Les échanges diplomatiques avec la Grèce se poursuivent dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la confiance.

La Turquie et la France ont conclu un accord visant à élargir leur partenariat en matière de sécurité et de défense.

Selon le ministère turc de la Défense, ce nouveau cadre met l’accent sur l’institutionnalisation de la coopération par le biais d’un échange accru de renseignements, d’efforts coordonnés en matière de défense aérienne et d’exercices militaires conjoints fréquents. Cette initiative vise à concilier les intérêts mutuels des deux nations en améliorant la compatibilité de leurs infrastructures de défense et en établissant un calendrier régulier de dialogues sur la sécurité.

Renforcement des liens militaires et industriels

La feuille de route met l’accent sur des initiatives collaboratives de renforcement des capacités et de formation dans des pays tiers afin de favoriser l’équilibre régional. Les liens militaires seront encore consolidés grâce à des échanges de personnel entre les académies de défense, des escales dans des ports et des exercices intégrés impliquant les forces aériennes, navales et terrestres.

De plus, les deux pays ont l’intention de renforcer leurs liens industriels en lançant des projets de défense communs et en favorisant le partage d’expertise technique entre leurs entreprises de défense respectives. Des réunions bilatérales de haut niveau se tiendront à tour de rôle dans les deux capitales, la première session étant prévue pour fin 2026.

Activité israélienne en Syrie

Dans une déclaration distincte, le contre-amiral Zeki Aktürk a exprimé sa vive désapprobation face au comportement militaire d’Israël dans le sud de la Syrie. Il a notamment désigné les frappes aériennes, les tirs d’artillerie et les incursions territoriales comme des menaces pour la paix.

Aktürk a affirmé qu’Israël avait violé l’accord de désengagement de 1974 par le biais du « projet de la ligne Sufa-53 », qui implique la construction d’une route et le creusement de tranchées près du village d’al-Asha. Ce projet d’infrastructure aurait causé d’importants dommages environnementaux et la perte de terres agricoles pour les communautés agricoles locales. Le porte-parole a appelé les puissances mondiales à intervenir et à mettre fin à ces activités déstabilisatrices.

Relations diplomatiques avec la Grèce

En ce qui concerne les relations méditerranéennes, le ministère a souligné la poursuite des relations diplomatiques et militaires avec la Grèce dans le cadre d’une stratégie de renforcement de la confiance pour 2026.

Parmi les interactions récentes figurent une visite de l’Université turque de défense nationale à Athènes et des discussions prévues prochainement en Crète. Par ailleurs, une délégation navale grecque devrait se rendre au commandement des forces navales de la Turquie à la mi-octobre.

(at)

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