La Troïca formée de l’Union Européenne, la BCE et le FMI s’apprête à prendre le contrôle des finances grecques

Une troïka comprenant la BCE, le FMI et l’Union européenne, a estimé la semaine dernière que la Grèce ne remplissait encore aucune des conditions pour obtenir une aide financière. La BCE est toujours fermement opposée à une restructuration de la dette grecque, et le FMI menace de remettre en cause le plan de secours de 12 milliards si la Grèce ne se montre pas capable de limiter son déficit dans les 12 prochains mois. Beaucoup d’analystes craignent que la Grèce ne puisse plus emprunter sur les marchés financiers, ce qui signifierait que les autres pays de l’Eurozone auraient à l’aider, ou qu’elle pourrait s’effondrer.

Dans ce contexte, la Financial times rapporte que l’Union Européenne serait en train d’étudier une solution radicale : ses dirigeants envisagent de superviser un programme de 50 milliards d’euros de privatisations d’entreprises grecques, et de contrôler la collecte des impôts. Cet interventionnisme supra-étatique serait posé comme condition à l’obtention d’une assistance financière.

Avec l’extension de la crise financière dans la zone euro, les pays les plus faibles courent maintenant le risque de perdre leur souveraineté, et leur dignité. En acceptant les plans de sauvetage, la Grèce, l’Irlande et le Portugal ont accepté de renoncer à leur liberté financière. Avec la montée de la contestation des populations à l’égard des mesures de sauvetage, ils doivent s’attendre à subir de plus en plus d’interférences dans leurs affaires de la part des autres.

En outre, l’intervention de Bruxelles dans la politique économique de l’un de ses membres est un premier pas vers une union fiscale, qui pourrait apporter un élément de solution à la crise. Elle ne devrait pas cependant être imposée de force sur les membres les plus faibles.

 

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