Principaux renseignements
- La Suisse est confrontée à un retard important dans la livraison des systèmes de défense antimissile Patriot, car les États-Unis accordent la priorité à l’Ukraine.
- Le gouvernement suisse explore des alternatives européennes telles que le système SAMP/T afin de combler cette lacune.
- La Suisse réduira sa commande d’avions de combat F-35 en raison de l’augmentation des coûts et des contraintes budgétaires.
La Suisse est confrontée à un retard considérable dans la livraison des systèmes de défense antimissile Patriot commandés aux États-Unis. Initialement, une livraison rapide était prévue, mais on s’attend désormais à ce que les systèmes n’arrivent que quatre à cinq ans plus tard. En effet, les États-Unis donnent actuellement la priorité à l’aide militaire à l’Ukraine.
Recherche d’alternatives
Ce retard a incité la Suisse à explorer d’autres options en matière de défense aérienne. Conscient de la nécessité de combler rapidement les lacunes potentielles en matière de capacités, le gouvernement suisse a chargé le Département fédéral de la défense d’étudier immédiatement l’acquisition d’un deuxième système de défense aérienne terrestre à longue portée.
Idéalement, ce système supplémentaire serait d’origine européenne, ce qui garantirait la diversification des chaînes d’approvisionnement et réduirait la dépendance à l’égard d’un seul pays. Le système franco-italien SAMP/T, récemment choisi par le Danemark, apparaît comme un candidat potentiel.
Moins de nouveaux avions de combat F-35
En outre, la Suisse va ajuster son projet d’acquisition d’avions de combat Lockheed Martin F-35. En raison de l’augmentation des coûts unitaires, le gouvernement n’est pas disposé à allouer des fonds supplémentaires pour maintenir la commande initiale de 36 appareils. En conséquence, la Suisse va acquérir un nombre moins important de F-35.
Les implications financières du retard du Patriot sont considérables. La commande initiale de 2 milliards de francs (2,2 milliards d’euros), passée en 2019, pourrait coûter jusqu’à 50 pour cent plus cher en raison de l’allongement des délais de livraison. Afin de relever les défis budgétaires auxquels sont confrontées les autorités chargées de la défense et de la sécurité civile, le gouvernement suisse propose une approche multiple.
Relever les défis budgétaires
Cela comprend une augmentation potentielle de la taxe sur la valeur ajoutée de 0,8 pour cent sur dix ans et la création d’un fonds dédié au financement des achats urgents d’équipements militaires. Ces mesures, qui doivent encore être approuvées par le Parlement, visent à combler le déficit budgétaire estimé à 31 milliards de francs (34 milliards d’euros). (fc)
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