Principaux renseignements
- La Suède est confrontée à une détérioration de sa situation sécuritaire en raison de l’escalade des tactiques de guerre hybride russes.
- La Russie cherche à affaiblir et à diviser l’Occident par la désinformation, les cyberattaques et la perturbation des infrastructures.
- L’unité de l’OTAN et l’invocation de l’article 5 sont des moyens de dissuasion essentiels contre une éventuelle agression russe dans la région baltique.
La situation sécuritaire de la Suède ne cesse de se détériorer, en grande partie à cause de la guerre que mène actuellement la Russie en Ukraine. Cette évaluation émane du Service de renseignement et de sécurité militaire suédois (MUST), qui a publié son rapport annuel sur les menaces, soulignant le risque croissant que représentent les tactiques de guerre hybride russes.
Imprévisibilité
Le directeur du MUST, Thomas Nilsson, avertit que la Russie est de plus en plus disposée à prendre des risques dans la poursuite de ses objectifs stratégiques, ce qui pourrait aggraver les tensions dans la région. Il note une tendance inquiétante à l’imprudence et à l’imprévisibilité des actions russes, citant comme exemples des actes de sabotage contre des pays voisins comme la Pologne et les États baltes. Si la Suède n’a pas encore été directement visée par de telles activités, Nilsson prévient que cela pourrait changer rapidement.
Selon le MUST, l’objectif principal de la stratégie de guerre hybride de la Russie est d’affaiblir et de diviser l’Occident. Cela implique le recours à toute une série de tactiques allant au-delà de la force militaire traditionnelle, notamment des campagnes de désinformation, des ingérences électorales, des cyberattaques et la perturbation d’infrastructures critiques.
Escalade des menaces hybrides
Le MUST prévoit une augmentation de la fréquence, de la portée et de la prise de risques associés à ces menaces hybrides jusqu’en 2030. Nilsson précise que la capacité de la Russie à mener des attaques armées majeures contre l’Occident dépend de plusieurs facteurs, notamment l’issue de la guerre en Ukraine, ses performances économiques et le niveau de soutien qu’elle reçoit de pays comme la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.
En outre, MUST identifie la région de la mer Baltique comme une zone stratégique cruciale pour la Russie, où elle renforce activement sa présence militaire. Au cours des trois à cinq prochaines années, la Russie devrait être en mesure de prendre le contrôle de zones terrestres petites mais stratégiquement importantes près de la frontière de l’OTAN, en exploitant potentiellement toute division perçue au sein de l’alliance.
Unité et dissuasion
Nilsson indique que le maintien d’une unité totale et l’invocation de la clause de défense mutuelle de l’OTAN (article 5) sont essentiels pour dissuader une telle agression. Il précise que les pays occidentaux doivent rester unis et résilients face aux menaces évolutives provenant de la Russie.
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