La solitude est mortelle… Pourtant, on en parle à peine

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La solitude comporte de graves risques pour la santé, affirme Jessica Olien de Slate, qui a été elle-même confrontée à une solitude extrême lorsqu’elle a déménagé de New York pour aller s’installer à Portland, dans l’Oregon. La solitude ne rend pas seulement les gens malades, elle les tue. Des études réalisées sur les personnes âgées et sur des personnes isolées ont montré que les personnes privées d’interaction sociale adéquate étaient deux fois plus susceptibles de mourir prématurément. L’augmentation de la mortalité induite par la solitude est comparable à celle que provoque le tabagisme. La solitude est également deux fois plus dangereuse que l’obésité.

L’isolement social affaiblit le système immunitaire et augmente le risque d’inflammation, ce qui peut produire de l’arthrite, du diabète de type II, et des maladies cardiaques.

La solitude nous brise le cœur, mais nous évoquons rarement ce sujet, pour des raisons culturelles. Pourtant, le nombre de personnes qui se sentent seules a doublé au cours des trois dernières décennies doublé. De nos jours, 40% des adultes avouent se sentir seul, alors qu’ils n’étaient que 20% à faire ce constat dans les années 1980.

Les réseaux sociaux en ligne et les nombreux contacts que nous y établissons n’apportent aucune amélioration, et ils peuvent même, au contraire, intensifier ce sentiment de solitude. Ainsi, une étude récente portant sur des utilisateurs de Facebook montre que le temps passé sur les médias sociaux est inversement proportionnel au sentiment de satisfaction que l’on ressent tout au long de la journée. En d’autres termes, plus l’on passe de temps sur Facebook, et plus l’on se sent seul.

Or, dans une société qui nous juge sur le nombre de nos amis sur Facebook, il est difficile d’assumer la solitude sans en ressentir de la honte.