La Serbie exclut tout rôle ukrainien dans le sabotage du gazoduc malgré les accusations de la Hongrie


Principaux renseignements

  • La découverte d’explosifs près d’un gazoduc stratégique en Serbie a exacerbé les tensions entre l’Ukraine et la Hongrie.
  • Malgré les accusations du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, la Serbie et l’Ukraine nient toute implication ukrainienne.
  • Cet incident met en évidence les relations tendues entre l’Ukraine et la Hongrie concernant le transit du pétrole russe via le gazoduc Druzhba.

Des engins explosifs ont été découverts près d’un gazoduc stratégique en Serbie, qui achemine du gaz naturel russe vers la Hongrie. Cette révélation a déclenché des accusations et des spéculations concernant une implication potentielle de l’Ukraine. Selon des analystes interrogés par le Kyiv Independent, il s’agirait d’une manœuvre de diversion pour perturber les pourparlers de paix.

L’Ukraine nie toute implication

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a suggéré un lien possible entre cet incident et les précédentes attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes, citant comme preuve l’arrêt du transit de pétrole via l’oléoduc Druzhba. Cependant, tant la Serbie que l’Ukraine ont vigoureusement nié toute implication ukrainienne.

Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a souligné que Kiev n’avait aucun lien avec cet événement, le qualifiant d’opération potentielle « sous faux pavillon » orchestrée par la Russie pour influencer les élections hongroises. Les responsables serbes ont également rejeté les allégations suggérant que la Serbie tentait de faire porter le chapeau à l’Ukraine, affirmant qu’ils disposaient de renseignements concernant un groupe de migrants ayant suivi un entraînement militaire et prévoyant de saboter des infrastructures gazières.

L’origine américaine ne révèle pas l’identité des auteurs

Bien que les explosifs aient été d’origine américaine, cela n’a pas permis d’identifier les auteurs. Le Kremlin s’est dit convaincu que des preuves reliant l’Ukraine au complot allaient émerger, bien que Moscou ait déjà porté des accusations similaires et non fondées contre Kiev.

Les analystes et les responsables ont interprété ces allégations comme des tentatives visant à entraver les négociations de paix. Le gazoduc Turkstream, qui achemine le gaz russe à travers la mer Noire vers la Turquie avant d’atteindre la Hongrie et l’Europe centrale, est au cœur de cette tension géopolitique.

Des relations tendues suite à un litige sur le transport de pétrole

Les relations entre l’Ukraine et la Hongrie sont tendues en raison d’un différend concernant le transit du pétrole russe via le gazoduc Druzhba. Alors qu’Orban a fait de l’opposition à l’Ukraine un élément clé de sa campagne électorale, la Hongrie et la Slovaquie accusent Kiev de retarder les réparations du gazoduc, qui est hors service depuis fin janvier en raison des frappes aériennes russes.

Le parti Fidesz d’Orban étant en retard dans les sondages à l’approche des prochaines élections, des inquiétudes ont surgi concernant une éventuelle ingérence électorale. Un leader de l’opposition a suggéré qu’Orbán pourrait orchestrer une attaque « sous faux pavillon » impliquant le gazoduc afin de perturber les élections, potentiellement avec la participation de la Serbie et de la Russie. (fc)

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