La science derrière les applaudissements…

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Le fait que de nombreuses personnes applaudissent longuement à la clôture d’un spectacle ou d’une représentation ne signifie pas obligatoirement que ces dernières aient été impressionnées par ce qu’elles viennent de voir. Selon une étude récente, rapportée par le site Popsci, nous décidons du temps et de la longueur de nos applaudissements en fonction des applaudissements que nous entendons autour de nous à ce moment.

Applaudir est un « mème » de courte durée, c’est-à-dire un modèle d’information contagieuse. Selon des mathématiciens et biologistes suédois et allemands, l’acte d’applaudir est un mécanisme viral qui se propage dans la foule comme une maladie infectieuse. Comme le rapporte Slate.fr, les scientifiques ont transcrit sur un graphique le moment où le public commençait à applaudir et le moment où il arrêtait ses applaudissements. La représentation sur le graphique montre une courbe sigmoïdale, à savoir en forme de S, semblable à celle que l’on observe chez les personnes atteintes d’un virus qui retournent à un état normal par la suite.

Les conclusions auxquelles ils ont abouti ont montré que les auditeurs et spectateurs subissaient l’influence des applaudissements de la salle qui les aident à décider quand commencer à applaudir et quand s’arrêter. Cette étude, outre le fait d’expliquer le comportement viral des applaudissements, est intéressante pour le domaine du marketing. Ce travail permettrait de trouver d’autres mécanismes pour expliquer et analyser des phénomènes culturels viraux tels que le temps d’inscription au sein d’un réseau social.

L’acte d’applaudir est un « même » facilement analysable sans grandes répercussions sur le reste de la société. Toutefois, il en allait autrement selon Staline. Comme l’explique Alexandre Soljenitsyne dans son ouvrage « L’Archipel du Goulag », les gens qui arrêtaient d’applaudir en premier durant les discours de Staline étaient les premiers à se faire déporter.

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