Principaux renseignements
- Lors de la récente attaque contre Kiev, la Russie a utilisé son tristement célèbre missile Oreshnik.
- Selon les experts, le pays cherche ainsi à masquer son élan en perte de vitesse.
- Des défaillances techniques et des cibles imprécises sapent les efforts d’intimidation de Moscou.
Le récent déploiement de missiles Oreshnik par les forces russes contre Kiev et ses environs est interprété par certains experts comme une manifestation de l’instabilité croissante de Moscou.
Charge économique
Selon Marcin Zaborowski, rédacteur en chef Europe pour TVP World, ces frappes massives de drones et de missiles visent à simuler une puissance alors même que l’élan opérationnel de la Russie sur les lignes de front s’affaiblit. Zaborowski suggère que la décision d’utiliser de telles armes découle de pertes militaires importantes et du fardeau économique croissant du conflit, faisant de cette attaque une tentative de démontrer des capacités d’escalade plutôt qu’une démonstration de confiance réelle.
Failles
Alors que le missile Oreshnik est conçu pour transporter des ogives nucléaires, les frappes récentes ont utilisé des moyens conventionnels ou reposaient uniquement sur l’impact cinétique. Malgré l’intention d’intimider, l’opération semble avoir été entachée d’erreurs. Alors que l’armée de l’air ukrainienne a reconnu une frappe à Bila Tserkva, les données de l’Institute for the Study of War indiquent qu’un autre missile aurait pu mal fonctionner, atterrissant dans des zones occupées par la Russie de la région de Donetsk.
La cible principale dans la région de Kiev était Bila Tserkva, une ville située à environ 80 kilomètres de la capitale qui abrite des sites industriels et un aérodrome militaire. Cependant, la nature précise des cibles reste floue, certains débris ayant touché un complexe de garages, ce qui a suscité les railleries du public. Une grande partie des dégâts réels a été causée par d’autres systèmes d’armes ; les images de ces frappes révèlent l’utilisation de leurres destinés à détourner les systèmes de défense aérienne des missiles de croisière principaux.
Signaux diplomatiques stratégiques
Dans le cadre d’un autre développement diplomatique, le président Volodymyr Zelensky a accueilli Sviatlana Tsikhanouskaya, la chef de file de l’opposition biélorusse, pour son premier voyage officiel en Ukraine. Zaborowski a noté que le haut niveau de formalité entourant cette visite, qui s’apparentait à une affaire d’État, constituait un signal stratégique. Cela indique la préférence de Kiev pour une collaboration avec le peuple biélorusse plutôt qu’avec l’actuel gouvernement pro-Kremlin dirigé par Alexandre Loukachenko.
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