Principaux renseignements
- La Russie a suspendu les pourparlers de paix avec l’Ukraine, selon le Kremlin.
- Les discussions économiques entre Moscou et Washington se poursuivent malgré l’enlisement du processus de paix.
- Des inquiétudes persistent quant au fait que l’escalade du conflit en Iran entrave les progrès vers la résolution de la guerre en Ukraine.
Les pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine ont été suspendus, selon un communiqué du Kremlin. Dmitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, a confirmé cette interruption des négociations au journal Izvestia.
La coopération économique se poursuit
Malgré la suspension des pourparlers de paix, Peskov a souligné que des discussions distinctes axées sur la coopération économique entre Moscou et Washington se poursuivaient. Ces pourparlers, proposés précédemment par l’émissaire du Kremlin Kirill Dmitriev, ont exploré des projets communs potentiels d’une valeur estimée à 14 000 milliards de dollars (environ 12,2 billions d’euros). La Russie a également toujours plaidé en faveur de la levée des sanctions économiques imposées par les États-Unis.
Peskov a ajouté que les négociations concernant les échanges de prisonniers se poursuivraient. Il n’a pas donné de détails sur les raisons de l’impasse dans les pourparlers de paix, initialement menés par le président américain Donald Trump peu après son investiture. La dernière réunion réunissant les trois parties s’est tenue à Genève en février. Un cycle de pourparlers prévu le 5 mars à Abu Dhabi a été reporté sine die à la suite de l’attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, un événement aux répercussions régionales.
Inquiétudes concernant le conflit iranien
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait part de ses inquiétudes quant à l’impact du conflit iranien sur la guerre en Ukraine lors d’une récente interview accordée à la BBC. Il a exprimé un « très mauvais pressentiment » concernant la situation et a noté que les négociations étaient sans cesse retardées en raison du conflit en cours en Iran. Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est fait l’écho de ces inquiétudes. Il a souligné l’importance de rester concentré sur le conflit ukrainien. Il a également insisté sur la nécessité d’un soutien continu. Le premier s’exprimait lors de sa rencontre avec Zelensky à Londres en début de semaine.
La crise en Iran a apporté certains avantages à la Russie. Elle a notamment entraîné une augmentation des recettes énergétiques due à la hausse des prix du pétrole. Elle a également détourné l’attention mondiale de ses actions militaires en Ukraine.
(jw)(fc)
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