La Russie envoie en thérapie les femmes qui ne veulent pas d’enfants


Principaux renseignements

  • Le ministère russe de la Santé recommande une thérapie pour les femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfants.
  • La baisse du taux de natalité du pays, alimentée par la hausse de la mortalité masculine, menace de faire reculer la population.
  • Les autorités russes ont recours à des incitations financières, à des politiques restrictives en matière d’avortement et à des campagnes en faveur de la natalité pour lutter contre le déclin démographique.

Confrontée à un déclin démographique persistant, la Russie intensifie ses efforts pour relancer le taux de natalité. Le ministère russe de la Santé a publié des directives cliniques mises à jour conseillant aux médecins d’orienter les femmes qui expriment un manque d’intérêt pour la maternité vers des séances de thérapie visant à promouvoir une attitude positive envers la maternité.

Ces directives ont été approuvées par le ministère mais n’ont pas encore été officiellement publiées. Il est à noter que le questionnaire utilisé pour recueillir les antécédents médicaux comprend des questions sur les projets de maternité uniquement pour les femmes.

Pression sur les femmes

Cette initiative intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant le déclin démographique de la Russie. Le taux de natalité du pays est en baisse constante, entraînant un déclin naturel de la population exacerbé par la hausse des taux de mortalité masculine, en partie attribuée au conflit en cours en Ukraine.

Les données de l’agence nationale de statistiques Rosstat prévoient une baisse significative de la population, qui passerait d’environ 146 millions d’habitants actuellement à moins de 138,8 millions d’ici 2046.

Le gouvernement prend des mesures

En réponse à cette crise démographique, les autorités russes ont mis en œuvre une série de mesures. Celles-ci comprennent un soutien financier accru aux familles qui élèvent des enfants, des réglementations plus strictes concernant l’accès à l’avortement et le conseil pré-avortement obligatoire, ainsi que la promotion de ce qui est considéré comme les « valeurs traditionnelles », tout en réprimant les expressions de modes de vie « sans enfants » et les identités LGBTQ+. (fc)

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