Principaux renseignements
- La Russie pourrait utiliser son système sous-marin « Poséidon » comme moyen de dissuasion dans l’océan Pacifique à l’encontre des États-Unis et du Japon.
- Ce véhicule autonome à propulsion nucléaire cible les villes côtières et les bases navales en naviguant en eaux profondes.
- Les analystes occidentaux s’interrogent sur la véracité des affirmations russes concernant la vitesse réelle et la puissance explosive de cette arme.
La Russie pourrait utiliser son système sous-marin « Poséidon » comme principal moyen de dissuasion stratégique dans le Pacifique, en ciblant spécifiquement le Japon et les États-Unis.
L’analyste militaire Andreï Kots suggère que l’immensité de l’océan Pacifique offre un environnement idéal pour cette arme, car elle permet au véhicule de rester caché tout en conservant l’accès à diverses cibles stratégiques. Pour faciliter cela, le sous-marin nucléaire « Khabarovsk » devrait servir de principale plate-forme de lancement, garantissant ainsi à la Russie de conserver une capacité de riposte crédible en cas de confrontation mondiale à grande échelle.
Portée illimitée
Sur le plan technologique, le 2M39 Poséidon — désigné sous le nom de « Kanyon » par l’OTAN — est un engin sans pilote à propulsion nucléaire ressemblant à une torpille géante. Mesurant entre 20 et 24 mètres de long et pesant plusieurs dizaines de tonnes, il nécessite des sous-marins nucléaires spécialisés pour son déploiement.
Cet engin autonome peut descendre à une profondeur d’un kilomètre et naviguer de manière indépendante jusqu’à sa cible. Son moteur nucléaire lui conférant une autonomie quasi illimitée et des vitesses élevées, Kots affirme qu’il serait extrêmement difficile à détecter ou à intercepter avec les capacités actuelles de la OTAN en matière de lutte anti-sous-marine.
Cibles
Cette arme est conçue pour frapper des bases navales, des ports et des zones métropolitaines côtières, ainsi que de grands navires de surface tels que les porte-avions. Équipée d’une charge thermonucléaire, elle pourrait potentiellement déclencher des tsunamis artificiels et provoquer des retombées radioactives à grande échelle le long des côtes.
Bien que la Russie ait annoncé le succès d’un essai à propulsion nucléaire en octobre 2025, l’état opérationnel réel du système reste incertain.
Scepticisme occidental
De plus, les capacités réelles de cette arme font l’objet d’un vif débat parmi les analystes occidentaux. Alors que certains affirment que le Poséidon est une force imparable, d’autres soutiennent que les vitesses annoncées sont exagérées. De même, les estimations initiales faisant état d’une ogive de 50 à 100 mégatonnes sont désormais jugées peu plausibles, des évaluations plus réalistes situant la puissance explosive autour de deux mégatonnes.
Par conséquent, les affirmations selon lesquelles un seul engin pourrait générer une vague radioactive capable d’anéantir des nations entières suscitent de sérieux doutes. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

