Principaux renseignements
- Poutine propose le pétrole et le gaz russes à l’Europe, exigeant une coopération à long terme sans ingérence politique.
- La flambée des prix mondiaux de l’énergie offre à la Russie l’occasion de combler les déficits d’approvisionnement.
- L’Europe, qui dépendait fortement de l’énergie russe, réduit actuellement sa dépendance, obligeant la Russie à rechercher des acheteurs en Asie.
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé que la Russie était prête à fournir du pétrole et du gaz à l’Europe. Mais uniquement dans le cadre d’une coopération à long terme sans influence politique. Cette offre intervient dans un contexte de hausse des prix mondiaux de l’énergie, alimentée par le conflit au Moyen-Orient et la perturbation des transports de pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Stratégie énergétique alternative
Selon Poutine, la Russie n’aurait jamais refusé de coopérer avec les acheteurs européens. Il les exhorte désormais à revoir leur stratégie énergétique actuelle. Le président estime que les entreprises russes doivent profiter de la situation au Moyen-Orient pour combler la pénurie d’approvisionnement.
Les commentaires de Poutine interviennent après une hausse des prix du pétrole à plus de 100 dollars le baril, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de la guerre en Ukraine. Le Brent, une référence mondiale importante, a connu une forte hausse en raison des inquiétudes liées aux perturbations prolongées de l’approvisionnement énergétique.
G7
Les pays du G7 ont déclaré lundi qu’ils étaient prêts à mettre en œuvre les « mesures nécessaires » pour lutter contre la hausse des prix du pétrole. Ils ne souhaitent toutefois pas encore libérer les réserves d’urgence.
La proposition de Poutine intervient quelques heures après l’appel lancé par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Il a appelé à suspendre les sanctions européennes contre le pétrole et le gaz russes afin d’atténuer les conséquences de la hausse des prix.
Dépendance européenne
Avant la guerre en Ukraine, l’Europe dépendait fortement de la Russie pour son approvisionnement en gaz, qui représentait plus de 40 pour cent de ses importations. Cependant, en réponse au conflit et aux sanctions qui ont suivi, les pays européens ont considérablement réduit leur dépendance à l’égard de l’énergie russe. Les importations devraient tomber à 13 pour cent d’ici 2025.
La perte du marché européen a contraint la Russie à vendre son pétrole et son gaz à des prix réduits sur les marchés asiatiques. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

