Principaux renseignements
- La Russie maintient ses ventes d’énergie malgré les sanctions en exportant du gaz naturel liquéfié à partir d’une usine arctique sanctionnée par les États-Unis.
- L’installation Arctic LNG 2 dépend d’un seul navire-citerne brise-glace pour ses expéditions tout au long de l’année, ce qui limite sa capacité opérationnelle.
- La Russie espère augmenter ses exportations de gaz avec l’arrivée d’un nouveau méthanier de classe glace construit dans le pays.
Les exportations actuelles de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Russie à partir d’une usine située dans l’Arctique et approuvée par les États-Unis soulignent la détermination du pays à maintenir ses ventes d’énergie malgré les pressions occidentales. L’installation Arctic LNG 2 s’appuie sur un seul pétrolier brise-glace, le Christophe De Margerie, pour ses expéditions tout au long de l’année.
Capacité de transport limitée
Bloomberg rapporte que ce navire spécialisé a accosté à l’usine le 5 janvier, se préparant à sa troisième cargaison de gaz depuis le 20 décembre. Le Christophe De Margerie est actuellement le seul navire connu de la flotte fantôme russe de GNL capable de naviguer dans les eaux glacées de l’Arctique pendant les mois d’hiver.
Le navire-citerne livre le gaz à l’installation de stockage flottante Saam, dans la région de Mourmansk, où des navires-citernes conventionnels transportent ensuite le combustible vers la Chine, le seul acheteur du GNL russe sanctionné. Cette chaîne d’approvisionnement complexe devrait se poursuivre jusqu’à l’été, lorsque la fonte des glaces ouvrira une route maritime orientale plus courte pour le transport.
Exportations cruciales malgré les sanctions
Ces exportations sont cruciales pour la Russie, qui cherche à augmenter ses ventes de gaz dans un contexte de durcissement des sanctions et de perte de l’Europe en tant que marché clé. L’hiver dernier, Arctic LNG 2 a dû faire face à d’importantes réductions de production en raison du manque de navires adaptés et de l’encombrement des installations de stockage.
Actuellement, avec un seul pétrolier brise-glace disponible, l’usine fonctionne à environ 25 pour cent de sa capacité. On peut toutefois espérer une augmentation de la production à l’avenir. La Russie a récemment achevé la construction de son premier méthanier de classe glace, l’Alexei Kosygin, qui fait route vers l’Arctique depuis l’Extrême-Orient.
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