Principaux renseignements
- La Russie menace de riposter militairement si les États-Unis déploient leur système de défense antimissile Golden Dome au Groenland.
- L’expiration du traité New START fait craindre une escalade potentielle de la course aux armements nucléaires sans nouvelles restrictions sur les arsenaux.
- Les experts mettent en garde contre la renégociation du traité New START, avertissant qu’elle pourrait déstabiliser les relations avec des rivaux majeurs comme la Russie et la Chine.
Un haut diplomate russe a averti que Moscou réagirait militairement si les États-Unis poursuivaient leur projet de déploiement du système de défense antimissile Golden Dome au Groenland. Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, a fait cette déclaration lors d’une visite en Chine. Il a souligné que la Russie était prête à faire face à une nouvelle réalité géopolitique après l’expiration du traité New START, le dernier accord de contrôle des armes nucléaires entre les États-Unis et la Russie.
Réaction potentielle de la Russie
Bien que Ryabkov n’ait pas précisé la nature de la réaction militaire potentielle de la Russie, il a assuré qu’elle ne conduirait pas à une course aux armements. Malgré l’expiration du traité, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la Russie restait attachée à la stabilité nucléaire stratégique.
Le président Trump avait précédemment annoncé un « cadre pour un accord futur » concernant le Groenland, qui comprend des discussions sur le programme de défense antimissile. Cet accord, conclu sans la participation du Danemark, semble avoir temporairement apaisé les tensions entre le Danemark, le Groenland, ses alliés européens et l’administration Trump, qui a manifesté son intérêt pour l’acquisition du contrôle du Groenland.
L’expiration du traité New START
Le traité New START, signé en 2010, limitait à 1 550 le nombre d’ogives nucléaires stratégiques que chaque nation pouvait posséder. Il établissait également des restrictions sur les missiles et les lanceurs. Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité russe, a averti que le monde devrait s’alarmer de l’expiration du traité sans qu’il soit remplacé, car cela marquerait la première fois depuis le début des années 1970 que les grandes puissances nucléaires mondiales n’auraient aucune limitation sur leurs arsenaux.
Le président Poutine s’est déclaré prêt à respecter les limites du traité pendant une année supplémentaire si les États-Unis font de même. Cependant, le président Trump ne s’est pas engagé à le faire et souhaite un nouveau traité START révisé. Les experts mettent en garde contre cette démarche, arguant qu’elle comporte des risques considérables pour les États-Unis, en particulier dans leurs efforts pour stabiliser leurs relations avec des rivaux tels que la Russie et la Chine.
L’horloge de l’apocalypse
Le Bulletin of the Atomic Scientists a récemment réglé son horloge de l’apocalypse à 85 secondes avant minuit, invoquant des inquiétudes quant au risque de conflit dans l’espace en raison du déploiement prévu du Golden Dome, un système de défense antimissile multicouche comprenant des intercepteurs spatiaux.
La Russie a fait des déclarations apparemment contradictoires concernant l’intérêt de Trump pour le Groenland. Tout en exprimant son opposition à une présence militaire américaine accrue sur le territoire, la Russie a également salué l’initiative de Trump et critiqué le Danemark et les dirigeants européens qui s’opposent à l’annexion du Groenland.
Présence russe dans l’Arctique
La Russie a investi massivement dans les infrastructures et les navires arctiques afin de protéger la route maritime du Nord. Il convient de noter que les bases russes situées dans le cercle arctique sont nettement plus nombreuses que celles de l’OTAN.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

