La Russie limit l’accès à Telegram


Principaux renseignements

  • Le gouvernement russe limit l’accès à Telegram en raison d’une prétendue non-conformité avec les lois russes.
  • Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, souligne l’engagement de la plateforme en faveur de la confidentialité et de la liberté d’expression, tout en critiquant les tentatives visant à limiter l’accès des citoyens.
  • Les organisations de défense des droits humains dénoncent cette mesure comme une tactique visant à renforcer le contrôle sur la circulation de l’information en ligne en Russie et à réprimer la dissidence dans le contexte du conflit en cours en Ukraine.

À partir du 9 février, les utilisateurs russes de Telegram, une application populaire de messagerie et d’appel, ont rencontré des difficultés pour accéder à la plateforme. Le gouvernement russe a accusé Telegram de ne pas avoir pris de mesures contre son utilisation présumée à des fins illégales, telles que le terrorisme et la criminalité.

Mesures prises par le gouvernement

Le 10 février, l’autorité russe de régulation de l’internet a annoncé qu’elle ralentissait l’accès à Telegram. Tout en raison de violations présumées de la loi. Moscou souhaite ainsi faire pression sur les plateformes en ligne afin qu’elles se conforment à la législation russe. Ces lois exigent le stockage des données des utilisateurs russes dans le pays. En outre, des mesures doivent être prises pour restreindre l’utilisation de la plateforme à des fins considérées comme criminelles ou terroristes par le gouvernement.

Telegram jouit d’une grande popularité en Russie, où il sert à la fois d’application de messagerie et de plateforme de réseau social. De nombreuses personnalités, notamment des entités gouvernementales et le Kremlin lui-même, partagent régulièrement des informations sur Telegram.

Alternative d’État

Le gouvernement russe promeut activement Max. Un concurrent de Telegram soutenu par l’État qui offre également des services de paiement et d’accès aux services gouvernementaux.

Les utilisateurs ont signalé des performances médiocres et des téléchargements retardés sur Telegram tout au long de la journée de mardi, avant l’annonce officielle. Roskomnadzor, l’agence de régulation, a déclaré son intention de mettre en œuvre progressivement de nouvelles restrictions sur Telegram. En raison de la non-conformité de la plateforme avec la législation russe.

Restrictions précédentes

Auparavant, Roskomnadzor avait tenté de restreindre l’accès à d’autres services en ligne étrangers, notamment WhatsApp et YouTube.

Certains blogueurs de guerre dépendent fortement de Telegram pour leurs communications. Ils ont exprimé leur inquiétude face à cette décision, arguant qu’elle entraverait l’échange d’informations entre les troupes au front et celles présentes dans les zones occupées par la Russie. Les blogueurs regrettent le passage à des applications utilisées au niveau national qui n’ont pas de portée internationale.

Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a critiqué les restrictions imposées à sa chaîne Telegram. Il souligne l’engagement de Telegram en faveur de la liberté d’expression et de la confidentialité. .

Reporters sans frontières (RSF) condamne cette mesure et la qualifie de stratégie continue visant à étouffer le flux d’informations. La Russie occupe actuellement la 171e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF. Amnesty International qualifie cette mesure de « censure et d’obstruction » déguisées en protection des droits des citoyens.

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