Principaux renseignements
- La ministre des Affaires étrangères, Kaja Kallas, dément les rumeurs faisant état d’une lutte de pouvoir avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et souligne leur collaboration.
- Les chevauchements de rôles au sein de la structure de l’union européenne créent parfois des tensions, mais sont considérés par Kallas comme des opportunités d’optimisation et d’efficacité.
- Kallas défend l’OTAN contre les critiques du président Donald Trump, soulignant l’importance de l’unité et la nécessité d’éviter toute rhétorique qui profiterait aux adversaires.
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a répondu aux rumeurs faisant état d’une lutte de pouvoir avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Qualifiant les propos sur une rivalité de simples spéculations, Kallas a souligné leur relation de travail amicale.
« Qui n’aime pas une bonne histoire sur une dispute entre femmes ? », a plaisanté Kallas lors d’une interview accordée à la chaîne publique estonienne ERR.
Tensions
Elle a reconnu que leurs rôles se chevauchaient parfois. En effet, elle est à la fois vice-présidente de la Commission et présidente des réunions des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Cette structure hybride a donné lieu à des tensions ponctuelles. Il s’agit principalement de la création d’une cellule de renseignement au sein de la Commission. Cette cellule reflète les capacités existantes au sein du Service européen pour l’action extérieure de Kallas. Kallas est favorable à la suppression des doublons et prône l’efficacité au sein de l’UE.
Tout en reconnaissant d’emblée l’existence de « tensions institutionnelles », Kallas les a présentées comme une question d’optimisation des opérations de l’UE plutôt que de rivalité personnelle. De plus, elle a souligné l’importance de l’unité européenne, notant que les citoyens considèrent l’UE comme une entité unique.
Critiques de Trump à l’égard de l’OTAN
Dans un autre contexte, Mme Kallas a réfuté, lors d’une interview accordée à la télévision publique, la description faite par le président américain Donald Trump d’une OTAN « faible » en raison de sa passivité dans le détroit d’Ormuz.
En effet, elle a souligné qu’aucune demande officielle d’intervention de l’OTAN n’avait été formulée. Par ailleurs, elle a également mis en garde contre les déclarations polarisantes telles que celles du président Trump, qui pourraient profiter à des adversaires comme la Russie.
(jw)
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