La présidente de la BCE, Christine Lagarde, reçoit 140 000 euros en plus de son salaire annuel


Principaux renseignements

  • Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), est critiquée pour percevoir chaque année 140 000 euros de la Banque des règlements internationaux (BRI), malgré une règle de la BCE interdisant les paiements par des tiers liés à des fonctions du personnel.
  • Si la BCE défend la rémunération de Lagarde en distinguant ses responsabilités en matière de gouvernance et ses responsabilités juridiques en tant que membre du conseil d’administration de la BRI, les employés continuent de s’inquiéter d’un éventuel double standard.
  • Cette controverse révèle un mécontentement plus général parmi le personnel de la BCE concernant la gouvernance interne, la culture d’entreprise et le traitement des employés.

Lagarde perçoit environ 140 000 euros par an pour son rôle au sein du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (BRI). C’est ce que rapporte le Financial Times. Cette rémunération a suscité la controverse parmi les employés de la BCE en raison d’une règle interdisant au personnel d’accepter des paiements de tiers pour des travaux liés à leurs fonctions.

La rémunération externe suscite le débat

Alors que d’autres dirigeants de banques centrales, tels que Jay Powell et Andrew Bailey, renoncent à leur rémunération de la BRI, Lagarde a révélé avoir perçu 130 457 francs suisses (140 000 euros) en 2025. Cette révélation, ajoutée à son salaire actuel de 466 000 euros à la BCE et à ses avantages sociaux d’un montant total de 135 000 euros, fait d’elle la fonctionnaire européenne la mieux rémunérée.

Le personnel de la BCE a fait part de ses préoccupations sur des forums internes, remettant en question le double standard apparent appliqué au cas de Lagarde. Il a fait valoir que ses activités au BRI sont étroitement liées à ses responsabilités en tant que présidente de la BCE, ce qui enfreint la règle interdisant d’accepter des rémunérations externes pour des travaux effectués dans le cadre de leurs fonctions à la BCE.

La BCE défend la rémunération de Lagarde

La BCE a défendu la rémunération de Lagarde, affirmant que son rôle de membre du conseil d’administration de la BRI implique d’importantes responsabilités en matière de gouvernance et de droit que ne partagent pas les employés ordinaires. Elle a souligné que si les employés ne peuvent accepter de rémunération pour des tâches liées à la BRI, ils sont autorisés à exercer des activités externes sans rapport avec leurs fonctions à la BCE, moyennant une autorisation préalable.

Cette controverse met en évidence un mécontentement plus général du personnel de la BCE concernant la gouvernance interne. Un comité du personnel avait précédemment critiqué la direction pour avoir créé une « forteresse juridique irresponsable », invoquant des préoccupations liées au favoritisme, aux taux élevés d’épuisement professionnel et au traitement des employés sous contrat temporaire. Ce mécontentement a dégénéré en un procès intenté par le syndicat du personnel contre la BCE, alléguant des tactiques de censure et d’intimidation.

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