La Pologne se retire du Traité d’Ottawa afin de pouvoir utiliser des mines antipersonnel


Principaux renseignements

  • La Pologne s’est retirée du traité d’Ottawa qui interdit l’utilisation des mines antipersonnel.
  • Les inquiétudes croissantes concernant l’agression russe ont incité la Pologne, ainsi que d’autres pays, à reconsidérer l’utilisation des mines terrestres à des fins de défense.
  • La Pologne prévoit d’intégrer des champs de mines dans son système de défense frontalière « Eastern Shield ».

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a récemment dévoilé le système d’armes Bluszcz, un poseur de mines furtif et autonome conçu pour renforcer la sécurité des frontières. Cette annonce a coïncidé avec le retrait officiel de la Pologne de la Convention d’Ottawa, un traité international interdisant l’utilisation des mines terrestres. Tusk a déclaré que la Pologne pourrait déployer des mines le long de sa frontière orientale avec la Russie dans les 48 heures si nécessaire.

Inquiétudes concernant l’agression russe

La Pologne a rejoint la Finlande, l’Ukraine et les États baltes dans leur retrait de la convention l’année dernière, invoquant des inquiétudes concernant l’agression russe. La guerre en cours en Ukraine a exacerbé les craintes de ces nations, qui redoutent de devenir la prochaine cible de la Russie. Alors que la

Pologne avait précédemment détruit son stock de mines antipersonnel après avoir ratifié la Convention d’Ottawa en 2012, elle envisage désormais de reprendre la production nationale.

Critiques et préoccupations humanitaires

La décision de réintroduire les mines terrestres a suscité des critiques en raison de leur impact historique sur les civils. Les mines antipersonnel ont fait de nombreuses victimes dans les pays sortant d’un conflit. Il est toutefois important de noter que la Convention d’Ottawa ne couvre que les mines antipersonnel ; d’autres types de mines, telles que les mines antichars, sont toujours autorisées.

La Pologne prévoit d’intégrer des champs de mines dans son système de défense « Eastern Shield », qui comprend un réseau de positions fortifiées le long de ses frontières avec la Biélorussie et la Russie. (fc)

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