Principaux renseignements
- Les chefs de la police et de l’armée vénézuéliennes ont publiquement déclaré leur soutien à la présidente par intérim Delcy Rodríguez.
- Rodríguez s’est engagée à inaugurer une nouvelle ère pour le Venezuela, en libérant les prisonniers politiques et en affirmant la liberté du pays vis-à-vis du contrôle étranger.
À la suite de l’enlèvement controversé de l’ancien président Nicolás Maduro par les forces américaines, la police et l’armée vénézuéliennes ont déclaré leur allégeance à la présidente par intérim Delcy Rodríguez. Lors de la cérémonie, qui s’est déroulée à l’Académie militaire de l’armée bolivarienne à Caracas, des personnalités clés ont publiquement affirmé leur soutien à la présidence de Rodríguez.
Affirmation symbolique
Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a remis à Rodríguez des objets symboliques représentant le héros de l’indépendance Simón Bolívar, soulignant ainsi l’importance historique de ce moment. Il a insisté sur l’engagement indéfectible des forces armées envers le gouvernement de Rodríguez et a évoqué la perte tragique de vies humaines lors de l’opération américaine.
Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, s’est fait l’écho des sentiments de Padrino, promettant le soutien total des forces de police vénézuéliennes à Rodríguez. Il a souligné l’importance de maintenir son autorité afin de garantir la continuité du gouvernement et de protéger l’intégrité du peuple vénézuélien.
« Nouvelle ère »
Rodríguez, qui a pris la présidence après l’enlèvement de Maduro le 3 janvier, s’est engagée à ouvrir une nouvelle ère pour le pays. Parmi ses premières mesures, elle a libéré des prisonniers politiques incarcérés sous le régime de Maduro. Elle a fermement affirmé que le Venezuela restait libre de toute influence étrangère, malgré les menaces du président américain Donald Trump d’une nouvelle intervention militaire visant à garantir un meilleur accès aux réserves pétrolières vénézuéliennes pour les entreprises américaines.
Trump a ouvertement déclaré son intention de faire pression sur Rodríguez pour qu’elle se plie à ses exigences, tout en rejetant la leader de l’opposition Maria Corina Machado, estimant qu’elle ne bénéficie pas du soutien et du respect nécessaires pour gouverner efficacement. Machado, lauréate du prix Nobel de la paix, a ensuite remis son prix à Trump lors d’une visite à la Maison Blanche. À Washington, elle a exprimé ses doutes quant au leadership de Rodríguez, citant des conversations avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. (uv)
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