Principaux renseignements
- La ministre flamande de l’Éducation, Zuhal Demir, est critiquée pour avoir accordé directement une subvention à un centre de recherche spécifique.
- Cette décision, qui favoriserait probablement un partenaire présélectionné, a été jugée « mauvaise politique » par l’Inspection des finances.
- Enfin, les détracteurs affirment que les actions de Demir ont un impact négatif sur les écoles.
La ministre flamande de l’Éducation, Zuhal Demir (N-VA), est critiquée par ses partenaires de coalition et l’opposition pour avoir décidé d’annuler un appel d’offres pour un nouveau centre d’expertise. C’est ce que rapporte VRT NWS. Le centre était destiné à aider les écoles à mettre en œuvre les nouveaux objectifs d’apprentissage pour l’enseignement primaire. Au lieu de cela, Mme Demir a choisi d’accorder une subvention ciblée de 8,2 millions d’euros au centre de recherche de l’expert en éducation Tim Surma à Thomas More.
Inquiétudes sur le favoritisme
L’été dernier, le gouvernement flamand a officiellement approuvé de nouveaux objectifs d’apprentissage pour l’enseignement primaire, près de vingt ans après les précédents. Demir a proposé d’identifier des « écoles inspirantes » qui serviraient de pionnières dans la mise en œuvre effective de ces objectifs et le partage des connaissances et de l’expérience avec d’autres écoles.
Leerpunt, un centre de recherche indépendant, avait initialement lancé un appel d’offres pour créer le centre d’expertise. Cependant, Demir a annulé ce processus en novembre et a ensuite alloué 8,2 millions d’euros à un centre de recherche de Thomas More, bien que celui-ci n’ait pas participé au processus d’appel d’offres initial.
Questions sur la transparence
Demir a défendu son choix de Thomas More comme partenaire pour la mise en œuvre des nouveaux objectifs, malgré de vives critiques. L’Inspection des finances estimait que son approche ne constituait pas une « bonne politique ».
La controverse entourant cette décision a suscité des condamnations de la part de divers milieux, notamment de la part de Kim Buyst, parlementaire du parti des Verts, qui s’est inquiétée du manque de transparence et du favoritisme potentiel. Les critiques soutiennent que les victimes ultimes sont les écoles chargées de mettre en œuvre les nouveaux objectifs à partir du 1er septembre.
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