La ministre fantôme des Finances sous pression pour le financement de la défense britannique


Principaux renseignements

  • La ministre fantôme des Finances, Rachel Reeves, subit des pressions pour obtenir des fonds supplémentaires pour le ministère de la Défense.
  • Les députés travaillistes demandent instamment que des options de financement alternatives soient explorées plutôt que de procéder à de nouvelles coupes dans l’aide internationale.
  • Le retard pris dans la publication du Plan d’investissement dans la défense intensifie la pression sur Mme Reeves pour qu’elle agisse avant la période préélectorale.

La ministre fantôme des Finances, Rachel Reeves, subit des pressions pour trouver des fonds supplémentaires pour le ministère de la Défense dans un contexte d’incertitude mondiale. Cela a donné lieu à des discussions sur d’éventuelles coupes dans des domaines sensibles des dépenses publiques.

Explorer des options de financement alternatives

Alors que l’aide internationale a déjà été réduite de 0,5 pour cent à 0,3 pour cent du PIB pour soutenir les futures augmentations des dépenses de défense, de nouvelles coupes sont envisagées. Plusieurs sources ont ont révélé cela à Politico. Cependant, certains députés travaillistes ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que de telles réductions seraient en contradiction avec les valeurs du parti et ont exhorté le Trésor à explorer des options de financement innovantes tant pour le développement que pour la défense.

Bien qu’un haut fonctionnaire de Whitehall ait initialement reconnu la possibilité de nouvelles coupes dans l’aide, il a déclaré par la suite que cette option n’était désormais plus à l’ordre du jour. Néanmoins, les spéculations persistent quant à d’éventuels ajustements du budget de l’aide sociale, qui devrait constituer une part importante des dépenses publiques dans les années à venir.

Retards dans le plan d’investissement de défense

L’industrie de la défense exprime depuis des mois ses inquiétudes concernant le retard pris dans la publication du plan d’investissement de défense (DIP), initialement prévue pour l’automne dernier. Ce retard a semé le doute et entravé la planification des activités. Le secrétaire à la Défense, John Healey, n’a pas pu garantir que le document serait publié avant la période de « purdah » préélectorale, repoussant ainsi sa publication potentielle au mois de mai.

Le Premier ministre Keir Starmer a souligné la nécessité d’accélérer les dépenses de défense, intensifiant encore la pression sur Reeves pour qu’il obtienne des fonds supplémentaires au cours de cette législature.

Les arguments en faveur d’une augmentation des dépenses de défense

John Bew, ancien conseiller de plusieurs Premiers ministres, dont Starmer, a récemment fait valoir qu’une augmentation des dépenses de défense est inévitable, à moins que la nation n’accepte de s’engager sur la voie d’une plus grande insécurité et d’une perte d’influence. Il suggère qu’une telle augmentation nécessiterait des coupes importantes dans d’autres domaines de dépenses publiques.

Le Premier ministre et le chancelier ont tous deux exprimé leur intérêt pour une collaboration plus étroite avec l’UE en matière de financement de la défense, suite à l’échec des négociations concernant la participation britannique au programme de prêts SAFE. Cependant, les détails concrets de ce partenariat potentiel restent flous. (fc)

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