La mère d’un des enfants d’Elon Musk poursuit son entreprise xAI pour des images à caractère sexuel


Principaux renseignements

  • La société xAI d’Elon Musk fait l’objet d’une poursuite judiciaire intentée par la mère d’un de ses enfants, qui allègue avoir subi un préjudice émotionnel causé par l’outil Grok permettant la création de deepfakes à caractère sexuellement explicite.
  • Malgré les notifications et les demandes visant à mettre fin à la création d’images préjudiciables, xAI aurait continué à l’autoriser.
  • Cette affaire souligne le besoin urgent de considérations éthiques et de garanties contre les abus dans les technologies d’IA en rapide évolution telles que Grok.

Ashley St. Clair, la mère d’un des enfants d’Elon Musk, poursuit son entreprise d’IA xAI en justice à cause de l’outil Grok. Elle affirme que xAI a fait preuve de négligence et lui a causé une détresse émotionnelle en permettant aux utilisateurs de créer des deepfakes sexuellement explicites la représentant. La plainte allègue que malgré ses notifications concernant l’utilisation abusive de son image et ses demandes d’arrêt, xAI a continué à autoriser la création de ces images préjudiciables.

xAI intente un procès contre la femme de Musk

xAI a répondu par une plainte contre St. Clair, l’accusant d’avoir violé ses conditions d’utilisation et réclamant des dommages-intérêts supérieurs à 75 000 dollars (64 500 euros). Elle insiste sur le fait que toute action en justice doit être intentée devant les tribunaux du Texas.

La controverse autour de Grok a commencé il y a quelques semaines, lorsque les utilisateurs ont réalisé qu’ils pouvaient supprimer les vêtements des images téléchargées et les remplacer par des tenues plus révélatrices. Cela a déclenché un tollé mondial, conduisant à des enquêtes menées par les gouvernements et à des appels lancés aux boutiques d’applications pour qu’elles interdisent ou limitent X (anciennement Twitter), où Grok était largement accessible.

Poursuite des abus

Bien que X ait depuis restreint les capacités du bot de réponse @Grok, l’application et le site web autonomes Grok continuent de permettre la création de ces images problématiques. Des milliers de deepfakes sexuellement explicites sont générés chaque heure, dont beaucoup sont partagés publiquement sur X.

Dans son procès, St. Clair fait valoir que la conception défectueuse de Grok a permis le harcèlement par le biais de deepfakes non consensuels, causant une détresse émotionnelle importante aux personnes représentées dans les images. Elle qualifie les actions de xAI d’« extrêmes et scandaleuses », dépassant les normes sociales acceptables. Cette affaire met en évidence les dilemmes éthiques liés à la technologie de l’IA et à son potentiel d’utilisation abusive.

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(ns)

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