La Hongrie ouvre une enquête en Ukraine après l’arrêt du pipeline Druzhba


Principaux renseignements

  • La Hongrie envoie une mission en Ukraine pour examiner l’arrêt des livraisons de pétrole via le pipeline Druzhba.
  • L’Ukraine considère la mission comme non officielle et qualifie ses émissaires de « touristes », ce qui accentue les tensions.
  • La Hongrie et la Slovaquie imputent la responsabilité de ce retard à l’Ukraine et prennent elles-mêmes des mesures pour sécuriser leur approvisionnement en pétrole.

La Hongrie envoie une mission en Ukraine afin d’examiner l’interruption des livraisons de pétrole via le pipeline Druzhba. Ce blocage, en vigueur depuis janvier en raison de dommages présumés, a provoqué des tensions diplomatiques entre les deux pays. L’Ukraine considère la mission comme non officielle et décrit ses membres comme des « touristes ».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué la semaine dernière qu’il n’était pas favorable à la remise en service du pipeline : « Je vais être honnête : ma position, qui est partagée par les dirigeants européens, est que je ne réparerais pas l’oléoduc. »

Relance du pipeline Druzhba

La Hongrie, qui avait précédemment bloqué les sanctions européennes contre la Russie, souhaite rétablir au plus vite l’approvisionnement en pétrole. Selon le vice-ministre de l’Énergie, Gábor Czepek, la mission vise à évaluer l’état du pipeline et à préparer sa remise en service.

Plus tôt, Czepek a souligné qu’en vertu de l’Accord d’association avec l’Union européenne et du traité bilatéral de 1991 avec la Hongrie, l’Ukraine est responsable du transport du pétrole et qu’aucune sanction ni réglementation européenne ne l’empêche d’acheminer le pétrole russe de type Oural via le pipeline Druzhba.

Dépendance au pétrole russe

La Hongrie et la Slovaquie, toutes deux fortement dépendantes du pétrole russe, attribuent à l’Ukraine la responsabilité de ce retard. La Hongrie a d’ores et déjà pris des mesures pour constituer des réserves stratégiques et instaurer des plafonds de prix. La Slovaquie, de son côté, réclame une reprise rapide du transit via l’Ukraine. (fc)

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