Principaux renseignements
- L’Union européenne se heurte à un obstacle dans l’approbation de son 20e train de sanctions contre la Russie en raison des objections de la Hongrie.
- La Hongrie a été critiquée par l’UE pour avoir placé le pétrole russe via le pipeline Druzhba endommagé au-dessus de la sécurité collective.
- Des inquiétudes persistent quant à d’éventuels retards dans la livraison d’une aide cruciale à l’Ukraine, étant donné que la Hongrie a déjà bloqué par le passé des sanctions contre la Russie.
Les ministres des Affaires étrangères européens se sont réunis à Bruxelles pour discuter du 20e train de sanctions de l’UE contre la Russie, dans le but de l’approuver mardi, jour anniversaire de l’invasion de l’Ukraine. Cependant, la Hongrie a menacé de bloquer ces mesures si l’Ukraine n’autorisait pas la poursuite de l’approvisionnement en pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie via l’oléoduc Druzhba endommagé.
Objections hongroises suscitent critiques
Cette position a suscité de vives critiques de la part de plusieurs membres de l’UE. Le ministre allemand des Affaires étrangères s’est dit stupéfait par la position de la Hongrie, qu’il a qualifiée de trahison de la souveraineté européenne. Le ministre des Affaires étrangères de la Lituanie a fait part de sa déception, déclarant que les raisons invoquées par la Hongrie n’étaient pas conformes aux besoins ou aux intérêts de sécurité de l’Europe. Le ministre des Affaires étrangères de la Pologne a condamné la Hongrie pour avoir semblé oublier l’expérience de la résistance à l’agression russe, faisant référence à l’invasion soviétique de Budapest en 1956. Il a remis en question la solidarité de la Hongrie avec l’Ukraine et a suggéré que le Premier ministre Orbán exploitait le sentiment anti-ukrainien à des fins politiques en vue des prochaines élections. C’est ce qu’écrit Politico, après plusieurs déclarations de journalistes.
Si certains ministres ont exprimé leur espoir de parvenir à une résolution lors de la réunion, d’autres sont restés sceptiques quant à la possibilité de faire changer la position de la Hongrie. Le chef de la diplomatie européenne a reconnu qu’il était peu probable que des progrès soient réalisés sur cette question ce jour-là, mais s’est engagé à continuer de faire pression en ce sens. Le ministre roumain des Affaires étrangères a fait écho à ce sentiment, exprimant son incertitude quant au calendrier d’approbation des sanctions tout en restant optimiste, compte tenu des expériences passées qui ont permis de surmonter des obstacles similaires.
Histoire de la Hongrie suscite inquiétudes
l’Histoire de la Hongrie, qui a bloqué les sanctions et les programmes d’aide contre la Russie avant de finir par céder, a suscité des inquiétudes parmi certains membres de l’UE quant à la possibilité de retards dans la fourniture d’une aide cruciale à l’Ukraine.
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