Principaux renseignements
- Les employés de la génération Z préfèrent l’intelligence artificielle comme manager en raison de sa cohérence, de sa rapidité et de son objectivité perçues.
- Les baby-boomers préfèrent travailler avec l’IA plutôt qu’avec leurs collègues de la génération Z, craignant que la rapidité et l’automatisation ne prennent le pas sur les compétences interpersonnelles.
- Malgré la préférence générationnelle pour l’IA, les données de performance montrent que les deux générations obtiennent des résultats similaires lorsqu’elles utilisent les outils disponibles.
Une récente étude sur le lieu de travail a mis en évidence d’importantes tensions générationnelles au sein des entreprises américaines. C’est ce que rapporte NCHstats. L’étude, menée par Clari et Salesloft, a révélé que 39 pour cent des employés de la génération Z préfèrent l’intelligence artificielle comme manager plutôt que les managers baby-boomers. Ce résultat met en évidence un changement dans la dynamique du lieu de travail, les jeunes générations appréciant des qualités telles que la cohérence, la rapidité et l’objectivité souvent associées à l’IA.
Raisons de cette préférence
La préférence de la génération Z pour l’IA découle de sa perception des styles de gestion traditionnels comme étant réfractaires aux nouvelles technologies, rigides en matière de communication et trop axés sur les heures travaillées plutôt que sur les résultats obtenus. À l’inverse, 25 pour cent des baby-boomers préfèrent l’IA à leurs collègues de la génération Z. Les employés plus âgés ont souvent le sentiment que l’approche technologique de la génération Z privilégie la rapidité et l’automatisation au détriment d’éléments essentiels tels que les relations avec la clientèle et le jugement professionnel.
Impact sur la dynamique d’équipe
Cette méfiance mutuelle influence la dynamique d’équipe, en particulier dans les fonctions commerciales où la collaboration est essentielle. En conséquence, 28 pour cent des répondants de la génération Z recherchent activement de nouveaux emplois afin d’éviter d’avoir à travailler avec des baby-boomers. Parallèlement, 19 pour cent des baby-boomers envisagent une retraite anticipée en raison des tensions avec leurs jeunes collègues.
Étonnamment, les données de performance remettent en question les hypothèses de longue date sur l’éthique de travail générationnelle. Pas moins de 88 pour cent des répondants de la génération Z atteignent systématiquement leurs objectifs de chiffre d’affaires. Chez les baby-boomers, ce chiffre est de 78 pour cent. Cela suggère que l’utilisation des outils d’IA par la génération Z pourrait contribuer à leur efficacité et à leur efficience.
Nécessité d’une mise en œuvre inclusive de l’IA
Malgré les avantages potentiels de l’IA, près des deux tiers des employés de tous les groupes d’âge reconnaissent qu’ils n’exploitent pas pleinement les capacités des outils d’IA disponibles. L’étude conclut que les organisations doivent adopter des stratégies structurées et inclusives pour la mise en œuvre de l’IA afin de combler les fossés générationnels plutôt que de les exacerber.
En fin de compte, la préférence de la génération Z pour l’IA souligne son désir d’équité, de clarté et d’évaluation basée sur les performances plutôt que sur les hiérarchies traditionnelles. La réponse des organisations à ce signal déterminera dans quelle mesure le conflit générationnel aura un impact sur la dynamique future du lieu de travail.
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