Le fédéral sort son plan ‘2e vague’ pour éviter de répéter les mêmes erreurs

Erika Vlieghe, Marc Van Ranst, Maggie De Block (Open Vld), Wouter Beke (CD&V) en Steven Van Gucht
Erika Vlieghe, Marc Van Ranst, Maggie De Block (Open Vld), Wouter Beke (CD&V) et Steven Van Gucht – Isopix

Face à la remontée des contaminations – 370 nouveaux cas en moyenne par jour – le fédéral, à l’initiative de la ministre de la Santé Maggie De Block (Open LVD), a dévoilé son plan de bataille.

Un document de 83 pages en tout qui regroupe les analyses de Sciensano, du SPF Santé publique mais aussi de l’Agence fédérale des médicaments ou encore de l’INAMI.

Concrètement, l’objectif est d’arriver à contenir la deuxième vague, même si ce terme peut prêter à confusion. L’OMS a reprécisé qu’il s’agissait d’une seule et même vague que les mesures de confinement sont venues couper.

À long terme, les spécialistes misent sur l’immunité de la population grâce à une vaccination de masse. À ce titre, une politique d’achat et de redistribution du vaccin est déjà étudiée.

Le plan de bataille

  • La sensibilisation: rien de bien révolutionnaire, mais cela reste l’une des mesures les plus efficaces. Expliquer la situation, sensibiliser un maximum de gens aux comportements à adopter. Cela passe par une meilleure communication entre niveaux de pouvoir.
  • Le testing: l’objectif est de 50.000 tests par jour. Depuis des lustres on nous promet des tests en masse, mais force est de constater qu’on dépasse difficilement les 10.000 tests par jour, malgré des capacités supérieures.
  • Le tracing doit être amélioré: l’application est attendue en septembre. Le rapport veut une meilleure communication entre les généralistes et les autorités compétentes via les centres d’appels.
  • Un stock stratégique a déjà pris la voie des hôpitaux. Un stock stratégique solidaire a été constitué en réserve.

  • Un seuil de contamination va être établi: au-delà, des mesures drastiques seront prises sur:
  1. Le confinement national/régional/local.
  2. Le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux.
  3. Le matériel disponible.
  4. Le financement.
  5. Le renforcement des équipes hospitalières mobiles.
  6. Le renforcement à l’accessibilité aux soins psychologiques.
  7. La garantie de disponibilité de matériel type respirateurs.