Principaux renseignements
- Les autorités sud-coréennes enquêtent sur d’éventuelles incursions de drones en Corée du Nord, impliquant des soldats en service actif et des membres des services de renseignement.
- Cet incident menace de faire dérailler les efforts diplomatiques visant à améliorer les relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
- L’ancien président Yoon Suk-yeol est jugé pour avoir prétendument orchestré des missions de drones en Corée du Nord dans le but de consolider son pouvoir.
Les autorités sud-coréennes enquêtent sur une possible incursion de drones en Corée du Nord. Cet incident a mis à rude épreuve les efforts diplomatiques entre les deux nations.
Allégations et démentis
Début janvier, la Corée du Nord a affirmé que son armée avait abattu un drone de surveillance près de Kaesong, alléguant que la Corée du Sud cherchait à recueillir des renseignements sur des cibles sensibles. Bien que Séoul ait nié toute implication officielle, soulignant qu’une telle action équivaudrait à une agression, les autorités enquêtent actuellement sur trois soldats en service actif et un employé des services de renseignement.
L’enquête fait suite à des perquisitions menées dans 18 lieux liés au Commandement du renseignement de la défense et au Service national de renseignement. Les médias d’État nord-coréens ont diffusé des images montrant prétendument l’épave du drone et le matériel de surveillance récupéré.
Impact sur les relations diplomatiques
Cet incident complique les efforts du président sud-coréen Lee Jae-myung pour améliorer les relations avec Pyongyang en mettant fin aux provocations. Il a même envisagé de présenter des excuses, ce qui est rare, pour les actions passées, mais a exprimé ses inquiétudes quant à un éventuel retour de bâton politique.
Pour compliquer encore la situation, trois civils ont été inculpés dans le cadre du scandale des drones. L’un d’entre eux a publiquement reconnu sa responsabilité, déclarant que son intention était d’évaluer les niveaux de radiation émanant de l’usine de traitement d’uranium nord-coréenne.
Implication de l’ancien président
Cet incident jette également une ombre sur l’ancien président Yoon Suk-yeol, qui est actuellement jugé pour avoir prétendument envoyé des drones en Corée du Nord afin de provoquer une réponse militaire et de justifier éventuellement la déclaration de la loi martiale. Les procureurs l’accusent d’avoir conspiré pour créer les conditions qui lui permettraient de consolider son pouvoir.
La tentative de Yoon de saper le pouvoir civil a finalement échoué, conduisant à sa destitution et à sa révocation en avril dernier. Le mois dernier, il a été condamné à cinq ans de prison pour son rôle dans la débâcle de la loi martiale et d’autres chefs d’accusation.
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