Principaux renseignements
- La concurrence chinoise croissante menace la domination allemande dans le secteur de la fabrication de haute technologie.
- Les petites et moyennes entreprises allemandes subissent une pression disproportionnée due à cette évolution de la concurrence.
- La marque « Made in Germany », autrefois puissante, peine à conserver son avantage face à des concurrents chinois de plus en plus sophistiqués.
Les relations économiques entre l’Allemagne et la Chine connaissent actuellement une transformation importante. Autrefois, la Chine était un marché fiable qui alimentait la croissance allemande. Aujourd’hui, elle apparaît comme un concurrent redoutable. Elle met au défi les entreprises allemandes dans divers secteurs. Ce changement a créé des vents contraires considérables pour l’économie allemande, touchant particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME).
La concurrence chinoise en plein essor
La montée en puissance de la concurrence chinoise dans le secteur de la fabrication de haute technologie a commencé il y a environ dix ans. Elle a été alimentée par d’importantes subventions gouvernementales. Cependant, son impact sur l’industrie allemande n’est devenu pleinement apparent que ces dernières années. Ce changement se traduit par une baisse des exportations allemandes vers la Chine. Il s’accompagne d’une forte augmentation des exportations chinoises vers l’Allemagne. Cela a conduit à un déficit commercial record pour l’Allemagne l’année dernière.
Des entreprises telles que 4JET, spécialisée dans les technologies de traitement laser industriel, ont directement subi les conséquences de cette évolution. Si 4JET continue de prospérer sur d’autres marchés, le marché chinois a perdu de son importance en raison de la concurrence locale accrue.
Impact sur les PME allemandes
Les difficultés rencontrées par les géants automobiles allemands tels que Volkswagen, confrontés à la concurrence acharnée de leurs rivaux chinois, sont largement médiatisées. Cependant, les grandes entreprises disposent souvent des ressources nécessaires pour s’adapter et rester compétitives. Les PME, en revanche, peuvent manquer de cette capacité et ressentent la pression de manière plus aiguë.
Ce « choc chinois » a suscité des inquiétudes quant au déséquilibre des relations économiques entre la Chine et l’Europe. Certaines entreprises prônent désormais la « réduction des risques » et encouragent la diversification vers de nouveaux marchés. Les récentes mesures prises par la Chine, telles que les restrictions à l’exportation de minéraux rares et de semi-conducteurs, ont encore amplifié ces appels.
‘Made in Germany’
Même le label « Made in Germany », autrefois très convoité, perd de son attrait dans certains cas. Des entreprises telles que Grenzebach, spécialisées dans les technologies d’automatisation pour les industries du verre et des matériaux de construction, constatent que leur longue expérience et leur réputation ne suffisent plus à garantir leur succès sur le marché face à des concurrents chinois de plus en plus compétents.
(JW)
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